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Notre consommation de compléments alimentaires et autres complexes de vitamines doit toujours être sécuritaire et raisonnée. Cela est d’autant plus important au cours de la grossesse, période durant laquelle les recommandations et contre-indications sont multiples. Qu’en est-il de la vitamine D pendant la grossesse à Peut-on en consommer sans risque ?
Oui, il est possible de prendre de la vitamine D durant la grossesse. Il est même recommandé d’en avoir des apports suffisants par le biais de l’alimentation, et de la supplémentation lorsque cela s’avère nécessaire. En réalité, la vitamine D est une vitamine essentielle au bon déroulement de la grossesse. Des taux suffisants confèrent des bienfaits à la femme enceinte ainsi qu’à son enfant. Et ce, pour toute sa vie. Toutefois, ici, le risque concerne autant la carence que l’excès. Quels sont les rôles de la vitamine D durant la grossesse ?
La vitamine D agit en synergie avec le calcium : elle facilite son assimilation et sa fixation sur les os. Durant la grossesse, les os du bébé nécessitent de grandes quantités de calcium pour se former, et la future mère doit souvent se supplémenter en calcium. Des apports accrus en vitamines D permettent de soutenir ce processus essentiel du développement de l’enfant.
Une carence en vitamine D peut avoir une incidence sur le risque de pré clampsie (1). Elle survient dans 0,5 à 7 % des grossesses, et dépend de plusieurs facteurs de risques (2). La supplémentation en vitamine D associée au calcium contribue à réduire de moitié le risque de souffrir de pré clampsie durant la grossesse. Lorsque cette vitamine est prise seule, elle contribue à réduire le risque d’accouchement prématuré, mais également de faible poids pour les nouveau-nés. Les chercheurs tentent de déterminer si la vitamine D en supplémentation présente un intérêt certain pour toutes les femmes enceintes. À l’heure actuelle, seuls les professionnels de santé peuvent le recommander et elle n’est pas systématique.
La vitamine D présente d’autres intérêts pour la grossesse, et notamment pour le bon développement des enfants. Elle permet en outre de réduire de 28 % les risques d’hypotrophie fœtale. Celle-ci correspond à un faible poids (ou une faible taille) de naissance pour les nouveau-nés (3). Selon les conclusions des chercheurs, la supplémentation tardive serait efficace dans ce cadre. D’autre part, des doses inférieures à 2000 UI/jour en début de grossesse permettent de limiter la mortalité néonatale ou fœtale. De ce fait, il serait préférable de réserver la supplémentation en vitamine D après vingt semaines d’aménorrhées (20SA).

D’après l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la supplémentation en vitamine au cours de la grossesse permettrait d’améliorer le statut vitaminique des femmes enceintes. Cela a pour effet de rendre la vitamine plus disponible pour le bébé. L’organisation souligne ici l’importance d’adopter une alimentation saine et équilibrée, appuyée sur des apports nutritionnels suffisants. L’alimentation est et reste le meilleur moyen de s’assurer des apports vitaminiques suffisants et qualitatifs.
Une carence en vitamine D durant la grossesse augmente le risque de pré clampsie, mais également de prématurité, de diabète gestationnel et d’autres pathologies. À l’inverse, l’excès de vitamine D durant la grossesse peut avoir des incidences sur la santé de la mère et de l’enfant à naître. Elle peut aller jusqu’à provoquer des problèmes musculaires, des allergies alimentaires ou de l’arythmie cardiaque chez le fœtus. Il est donc primordial de solliciter un avis médical et de réaliser un bilan sanguin avant de prendre des vitamines ou d’autres compléments alimentaires durant la grossesse.
Le soleil est l’une de nos principales sources de vitamine D, bien qu’il ne suffise pas à combler les besoins des femmes enceintes sous nos latitudes. De courtes et fréquentes expositions au soleil devraient vous aider à augmenter vos apports. Attention toutefois au masque de grossesse !
Pour s’assurer des apports suffisants en vitamine D, il faut consommer des poissons gras et des poissons en conserve : truite, saumon, thon pâle, hareng, sardine, maquereau, sardine… Attention, durant la grossesse il faut éviter de consommer du thon surgelé ou frais, ainsi que du thon blanc. On trouve aussi de la vitamine D dans le jaune de l’œuf. Toutefois, il faut le consommer cuit en raison des risques de salmonelle.
Autre solution possible : la prise de compléments alimentaires. En effet, les compléments alimentaires tels que l’huile de poisson sont sécuritaires pour tout ce qui concerne les contaminations à la toxoplasmose et à la listériose. Ils permettent aussi de maîtriser vos apports quotidiens en vitamine D, afin d’éviter les surdosages potentiels. Demandez conseil à votre médecin avant de consommer des compléments alimentaires durant votre grossesse.
Les besoins nutritionnels évoluent significativement pendant la grossesse et l'allaitement.
| Nutriment | Grossesse | Allaitement / remarque |
|---|---|---|
| Énergie | +340 kcal (T2) à +452 kcal (T3) | +500 kcal pendant l'allaitement |
| Protéines | +10 g/j à partir du T2 | +20 g/j pendant l'allaitement |
| Acide folique B9 | 400-600 µg/j | Pré-conception et T1 +++ |
| Fer | 20-27 mg/j | T2-T3 |
| Calcium | 1000 mg/j | Stable |
| Iode | 200-250 µg/j | Crucial pour la thyroïde fœtale |
| Vitamine D | 15 µg/j | Souvent à compléter |
| DHA | 250 mg minimum/j | Cerveau et rétine fœtale |
Plusieurs plantes et compléments sont déconseillés pendant la grossesse et/ou allaitement par principe de précaution.
| Substance | Risque | Recommandation |
|---|---|---|
| Sauge officinale (forte dose) | Effet emménagogue | À éviter |
| Persil (huile essentielle) | Effet abortif possible | À éviter |
| Réglisse | Effet sur tension | À éviter |
| Vitamine A (rétinol >3000 µg) | Tératogène | À éviter pendant la grossesse |
| Phytothérapie en général | Données toxicologiques limitées | Avis médical |
| Caféine | Limite à 200 mg/j | Modération |
| Alcool | Tératogène | Abstinence totale |
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L'article détaille les précautions spécifiques à grossesse, qui modifie les besoins nutritionnels et physiologiques. Adapter le vitamine d à votre profil personnel reste essentiel. L'avis d'un professionnel de santé qualifié (médecin, sage-femme, médecin du sport selon le cas) est recommandé avant tout changement.
Plusieurs paramètres conditionnent la pertinence : antécédents médicaux, statut nutritionnel, traitement en cours, déroulement physiologique. Les pages spécialisées et l'avis médical individualisé restent indispensables. Démarrer avec prudence et écouter les signaux du corps.
Les besoins varient selon le contexte : alimentation diversifiée, hydratation suffisante (1,5 à 2 L/jour), apports protéiques adaptés, micronutriments spécifiques (fer, calcium, iode, B9 pendant la grossesse par exemple). Adapter avec un professionnel selon votre profil personnel.
Toute douleur inhabituelle, gêne fonctionnelle, fatigue intense inexpliquée, modifications cutanées ou digestives, perturbations du sommeil. Ne pas tarder à consulter en cas de doute. Les contextes physiologiques particuliers (grossesse, allaitement, ménopause) imposent une vigilance accrue.
L'adaptation passe par : intensité ou dose modérée, écoute du corps, ajustements progressifs en fonction de l'évolution physiologique, accompagnement par un professionnel formé. Les recommandations générales doivent être individualisées selon les caractéristiques personnelles et le moment du cycle physiologique.