Dans la nature, il existe de nombreuses synergies. Certaines peuvent nous paraître très étonnantes, comme celle de l’acérola et de la spiruline. Dans cette même logique, la rhodiola rosea et le ginseng sont deux plantes que l’on peut tout à fait associer pour compléter leurs effets. Voici les raisons qui expliquent en quoi il est intéressant de combiner ces deux éléments. Et comment il faut s’y prendre.
La rhodiola rosea est une plante que l’on appelle aussi la « racine d’or ». Elle est cultivée dans les régions du nord de l’Europe (les pays nordiques), en Sibérie et dans les hautes montagnes d’Asie. On dénombre un total de deux cents espèces différentes, qui appartiennent toutes au genre Rhodiola.
La rhodiola rosea est une plante riche en composés antioxydants. Elle contient des flavonoïdes, ainsi que plusieurs vitamines, oligo-éléments et sels minéraux. Mais ce sont essentiellement ses composés phytochimiques, dont la rosavine et la salidroside, qui retiennent notre attention.
La rhodiola rosea est une plante robuste dotée de grandes propriétés qui ont fait sa réputation au fil des siècles. Elle est traditionnellement utilisée pour soutenir le moral face au stress et à l’anxiété. Deux de ses principes actifs (rosavine et salidroside) stimuleraient le transport des précurseurs de la sérotonine. Ainsi, cette dernière se montrerait plus disponible pour notre cerveau.
Plusieurs revues de la littérature, dont une synthèse publiée en 2002 sur la rhodiola, ont étudié les effets de la plante sur les baisses de moral passagères. Celles-ci se font essentiellement ressentir lors de l’arrivée de l’hiver.
Mais ces études restent préliminaires. La rhodiole est surtout une plante adaptogène, qui aiderait l’organisme à s’adapter aux différents stress. Elle aurait d’ailleurs des effets positifs sur les fonctions cognitives.
Un essai suédois randomisé, en double aveugle contre placebo, a par exemple suivi 60 adultes de 20 à 55 ans présentant une fatigue liée au stress. Pendant 28 jours, la moitié a reçu 576 mg par jour d’un extrait standardisé de racine de rhodiola. Les deux groupes se sont améliorés (effet placebo marqué), mais le groupe rhodiola a obtenu de meilleurs résultats sur l’échelle d’épuisement et à certains tests d’attention, et sa réponse du cortisol au réveil différait de celle du groupe placebo ; aucun effet indésirable grave n’a été attribué à l’extrait1.

On sollicite également la rhodiola rosea dans le cadre de l’amélioration des performances physiques. Enfin, cette plante est traditionnellement utilisée en cas de fatigue.
La rhodiola rosea a longtemps été consommée pour ses actions sur les difficultés d’érection et les difficultés à concevoir. Comme le ginseng, elle est traditionnellement associée à la libido chez l’homme, mais aussi chez la femme. Dans des temps anciens, les hommes et les femmes la consommaient pour multiplier les chances de démarrer une grossesse.
Le ginseng est aussi une plante très vivace, qui appartient à la famille des Araliacées. Cette plante mesure environ quarante centimètres. Le ginseng a gagné sa popularité au fil des siècles grâce à ses différents bienfaits sur l’organisme. Cela fait donc des milliers d’années que des médecines traditionnelles l’utilisent, principalement en Asie. Aujourd’hui, il entre dans la composition de nombreux compléments alimentaires.
Le ginseng se compose de sels minéraux et oligo-éléments très variés, dont font partie le magnésium, le zinc, le cuivre, le fer, l’aluminium, le phosphore, le potassium, le manganèse, la silice et le cobalt. Il compte aussi plusieurs vitamines comme les vitamines C et E, ainsi que plusieurs du groupe B : B1, B2 et B3. Il s’agit d’une racine puissante et très riche.
On parle de ginseng « blanc » lorsque la racine de Panax ginseng est simplement séchée, et de ginseng « rouge » lorsqu’elle est d’abord traitée à la vapeur, puis séchée2. Dans les deux cas, ce sont les ginsénosides (aussi appelés panaxosides) qui sont considérés comme les composés les plus caractéristiques de la racine3.
Le ginseng est doté d’une composition assez rare en vitamines et en antioxydants. C’est pour cette composition exceptionnelle que le ginseng fait l’objet de cures récurrentes dans le monde entier. Il est un dynamisant naturel pour l’organisme, puisqu’il tonifie le corps et le revitalise. C’est une grande source d’énergie. Cette racine asiatique contient des ginsénosides, mais aussi de nombreux sels minéraux, oligo-éléments et vitamines qui participent à ses différentes vertus sur le corps humain.
On consomme généralement le ginseng afin de stimuler notre système nerveux et par la même occasion, l’activité du cerveau. Ainsi, et comme la rhodiola rosea, le ginseng est traditionnellement utilisé contre le stress, l’anxiété, les phases nerveuses ou la fatigue nerveuse. Bien sûr, les vertus du ginseng ne s’arrêtent pas là. Il dispose aussi de propriétés aphrodisiaques, qui lui valent un grand succès auprès des personnes sujettes à des troubles de la libido.

Consommés séparément, ces deux éléments sont de puissants compléments alimentaires. Ils agissent tous les deux contre la fatigue mentale et physique, contre plusieurs formes de stress et dans quelques autres domaines. Mais ensemble, les pouvoirs de ces deux plantes adaptogènes se complètent. Pourquoi associer ces plantes ?
La rhodiola rosea est la plante du calme émotionnel par excellence. Le ginseng est la plante millénaire du tonus. Réunies, ces deux plantes peuvent se montrer puissantes, efficaces et réellement influentes.

La rhodiola rosea et le ginseng sont deux plantes qui ont pour mission de réduire différentes sources de stress, ainsi que l’anxiété et la fatigue. On les dit donc « adaptogènes »4. Ainsi, elles agissent pour le bien du corps et limiteraient les effets néfastes des différentes sources de stress connues : le stress émotionnel, le stress oxydatif… Associer la rhodiola rosea avec le ginseng permet de combiner les pouvoirs de ces deux plantes exceptionnelles sur le moral.
Dans cette logique donc, les personnes qui traversent une baisse de moral passagère peuvent inclure ces plantes à leurs habitudes de consommation. Elles pourront ainsi profiter des bienfaits combinés du ginseng et de la rhodiole. Une synergie entre ces deux plantes est un véritable atout face au stress, à la fatigue et aux moments d’angoisse ou de moral en baisse au quotidien.
Si vous ressentez une fatigue très importante, un stress pesant ou de l’anxiété, consommer ces deux plantes sous la forme de compléments alimentaires peut être une solution parfaitement naturelle à envisager. Elles disposent toutes les deux de propriétés stimulantes du corps et de l’esprit, qui vous aideront à reprendre le dessus.
Ces deux plantes ne poussent pas dans des lieux similaires. La rhodiola rosea aime les conditions extrêmes du nord de l’Europe et des plateaux sibériens. Le ginseng pousse essentiellement en Asie, et plus particulièrement en Chine et en Corée. Et pourtant, elles présentent des bienfaits étonnamment similaires pour notre corps.
Ces deux plantes sont consommées depuis des milliers d’années dans leurs régions d’origine pour leurs effets sur la forme physique et mentale. Le ginseng comme la rhodiola rosea agissent en faveur des performances physiques et du maintien de la vitalité. Chaque jour, consommer ces deux plantes (ensemble ou séparément) pourrait soutenir nos fonctions cognitives. C’est un soutien permanent pour notre forme physique et notre bien-être mental.
Le ginseng et la rhodiola rosea sont de puissants énergisants. Ils confèrent au consommateur un regain d’énergie et de tonus physique et mental.
Le ginseng et la rhodiola rosea forment deux compléments alimentaires que l’on peut consommer dans le cadre de troubles sexuels. Le premier est doté de propriétés aphrodisiaques. Il agirait donc sur la sexualité du consommateur, et pourrait augmenter sa libido. Chez l’homme, il est réputé favoriser la vigueur et l’érection, tout comme la rhodiola rosea. En effet, cette dernière est traditionnellement utilisée en cas de difficultés d’érection. Elle est réputée raviver le désir et redynamiser la libido de la personne qui la consomme.
Cela fait des milliers d’années que le ginseng et la rhodiola rosea sont consommés en cas de difficultés d’érection et de manque de libido. Ces deux plantes combinent leurs pouvoirs pour redynamiser la vie sexuelle des personnes qui subissent des pertes de libido importantes.
Le ginseng et la rhodiola rosea se trouvent le plus souvent sous la forme de compléments alimentaires en Europe. Il est donc très simple de les associer.
Le plus souvent, nous rencontrons des périodes de stress récurrentes comme lors d’examens ou de projets professionnels importants, par exemple. Il convient alors de débuter une cure de plantes adaptogènes telles que le ginseng et la rhodiola rosea quelques semaines en amont. Il en est de même pour toutes les périodes stressantes et éprouvantes de la vie.
On peut aussi choisir d’anticiper certaines périodes de fatigue grâce à ces deux plantes. Les changements de saison en sont le parfait exemple. Lorsque l’hiver approche, nous sommes nombreux à ressentir une forme de déprime passagère. Il est tout à fait possible de l’accompagner à l’aide d’une cure de ces deux plantes.
Les deux plantes disposent chacune d’une monographie du comité des plantes de l’Agence européenne des médicaments (HMPC). Ces textes ne reconnaissent pas d’efficacité clinique établie : ils encadrent un usage dit « traditionnel », fondé sur l’ancienneté d’utilisation.
| Repère | Rhodiola rosea | Ginseng (Panax ginseng) |
|---|---|---|
| Partie utilisée | Rhizome et racine | Racine, séchée (blanc) ou passée à la vapeur puis séchée (rouge) |
| Usage traditionnel retenu par l’EMA | Symptômes du stress comme la fatigue et la sensation d’épuisement | Fatigue et sensation de faiblesse |
| Quantité quotidienne décrite | 144 à 400 mg d’extrait sec, en 1 ou 2 prises | 600 à 2 000 mg de poudre de racine blanche ; 1 200 à 1 800 mg de poudre de racine rouge |
| Durée | Avis médical si les symptômes persistent au-delà de 2 semaines | Jusqu’à 3 mois ; avis médical si les symptômes persistent au-delà de 2 semaines |
| Usage déconseillé | Moins de 18 ans, grossesse, allaitement | Moins de 18 ans, grossesse, allaitement |
Sources du tableau : monographies européennes de la rhodiola5 et du ginseng6.
Associer les deux plantes ne signifie pas additionner les doses au hasard : restez, pour chacune, dans la fourchette de sa monographie (tableau ci-dessus). Pour le ginseng rouge sous forme d’extrait sec, la monographie décrit 360 à 500 mg par jour6. Lisez toujours l’étiquette : la quantité de plante par gélule et le type de préparation (poudre ou extrait) changent tout.
Un détail pratique est rarement souligné : l’insomnie figure parmi les effets rapportés pour les deux plantes, aussi bien pour la rhodiola7 que pour le ginseng6. En les associant, on cumule donc ce risque sur le sommeil. Concrètement, il est logique de les prendre le matin ou au plus tard en début d’après-midi, plutôt qu’au dîner. Il est aussi judicieux de commencer par une seule plante pendant quelques jours avant d’ajouter la seconde : si un inconfort apparaît, vous saurez laquelle en est la cause. Enfin, pour une cure commune, c’est le repère le plus court qui doit guider la durée : le NCCIH juge la rhodiola possiblement sûre jusqu’à 12 semaines7, contre jusqu’à 6 mois pour le ginseng en usage oral de courte durée3.
La rhodiola est en général bien tolérée. Les effets rapportés sont surtout des vertiges, des maux de tête, des troubles du sommeil et une bouche sèche ou, au contraire, une salivation excessive. Une interaction a été décrite avec le losartan, un médicament de la tension artérielle7.
Pour le ginseng, outre les troubles du sommeil, l’EMA mentionne des inconforts digestifs (nausées, diarrhée, constipation) et des réactions cutanées comme des démangeaisons6. Le NCCIH précise que le ginseng pourrait faire baisser la glycémie et interférer avec la coagulation du sang : les personnes qui surveillent leur glycémie ou qui prennent un traitement qui fluidifie le sang doivent demander l’avis de leur médecin avant de l’associer à la rhodiola3.
Le ginseng et la rhodiola rosea proviennent de régions radicalement opposées et proposent pourtant des bienfaits similaires. Les associer dans le cadre d’une cure est une excellente façon de faire face aux effets du stress et de la fatigue. Elles permettent aussi de redynamiser une libido qui s’essouffle, et gagner en tonus au fil des jours !
Oui. Leurs monographies européennes ne décrivent pas d’interaction entre elles. Respectez la dose indiquée pour chacune, prenez-les le matin et introduisez-les l’une après l’autre, à quelques jours d’intervalle.
Plutôt le matin ou au plus tard en début d’après-midi. Des troubles du sommeil ont été rapportés avec chacune des deux plantes : les prendre le soir n’est donc pas conseillé, surtout lorsqu’on les associe.
Jusqu’à 3 mois pour le ginseng selon l’EMA, et jusqu’à 12 semaines pour la rhodiola selon le NCCIH : une cure de quelques semaines suivie d’une pause reste dans ce cadre. Si la fatigue persiste au-delà de 2 semaines, un avis médical est recommandé.
C’est la même racine de Panax ginseng : le blanc est simplement séché, le rouge est passé à la vapeur avant d’être séché. Les quantités quotidiennes décrites par l’EMA diffèrent un peu selon la forme.
Les moins de 18 ans et les femmes enceintes ou qui allaitent, faute de données suffisantes. Les personnes sous traitement, en particulier un traitement qui fluidifie le sang, un traitement de la tension artérielle ou un traitement qui agit sur la glycémie, demandent l’avis de leur médecin ou pharmacien avant de commencer.
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