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Avez-vous déjà entendu parler de la bardane ? Cette plante est employée depuis des siècles en phytothérapie traditionnelle, et vous l'avez très certainement déjà croisée lors d'une promenade. Nous nous intéressons aujourd'hui à sa botanique, à sa composition et à ses usages traditionnels et culinaires. Découvrons-la ensemble.
La bardane, de son nom scientifique Arctium lappa, fait partie de ces plantes connues et utilisées depuis l'Antiquité. On la connaît aussi sous les appellations « grande bardane », « bardane commune » ou encore « bardane officinale ». Appartenant à la famille des Astéracées, c'est une plante herbacée bisannuelle qui se développe essentiellement sur les continents européen et asiatique.
Cette plante figure parmi les végétaux employés de longue date dans les médecines traditionnelles chinoise et indienne. Dans ces usages traditionnels, elle est surtout associée au confort de la peau et à la sphère urinaire. On la retrouve d'ailleurs dans les pages consacrées aux solutions naturelles pour la peau.
La bardane est inscrite à la Pharmacopée française (liste A) et ses usages concernent les feuilles et les racines de la plante. En phytothérapie, on emploie surtout la racine (usage interne) et les feuilles (usage externe). Vous reconnaîtrez facilement la plante à la couleur vive (violet/rose) de ses fleurs et à ses capitules garnis de crochets.
Un détail botanique explique une invention du quotidien : ce sont justement les capitules à crochets de la bardane qui, en s'accrochant aux poils de son chien lors de promenades dans les années 1940, ont inspiré à l'ingénieur suisse Georges de Mestral la fermeture auto-agrippante qu'il baptisera « Velcro » (de velours et crochet). Concrètement, cette morphologie n'est pas anecdotique : ce sont ces mêmes fruits qui se dispersent en s'agrippant, ce qui rend la plante si envahissante en bord de chemin. Côté racine, l'espèce est par ailleurs un légume à part entière au Japon, où on la cultive et la consomme sous le nom de gobo — un point de repère utile pour distinguer la bardane potagère (racine longue, récoltée jeune) des préparations de phytothérapie à base de racine séchée.
La racine de bardane renferme divers composés étudiés par la recherche : des acides phénoliques et des dérivés de l'acide caféoylquinique (comme les acides chlorogéniques), du nitrate de potassium, des mucilages, de l'inuline (une fibre) et des composés amers de type lactones sesquiterpéniques. Les fruits et les graines contiennent par ailleurs des lignanes, dont l'arctigénine et l'arctiine (1). Cette diversité de composés phénoliques et de fibres explique l'intérêt scientifique porté à la plante (2).
Les usages attribués à la bardane sont liés à sa composition, notamment à ses composés phénoliques et à ses fibres. Ses usages traditionnels sont anciens, documentés dès l'Antiquité. Les paragraphes qui suivent distinguent l'usage traditionnel des données de recherche, encore majoritairement expérimentales.
La bardane est traditionnellement associée au confort et à la beauté de la peau. En usage externe, elle a longtemps été employée dans le cadre des soins de peau du quotidien. Cet usage relève de la tradition.
Sur le plan de la recherche, certains composés de la plante ont fait l'objet de travaux in vitro et précliniques portant sur leurs propriétés antioxydantes (2). Ces données restent préliminaires et doivent être interprétées avec prudence. Pour un accompagnement ciblé du confort cutané, notre Complexe beauté peut compléter une routine adaptée.
La bardane est parfois évoquée à propos du métabolisme du sucre. Des travaux in vitro ont observé que certains extraits de racine pourraient inhiber des enzymes digestives comme l'alpha-glucosidase (1). Ces résultats sont expérimentaux et ne préjugent d'aucun effet chez l'être humain : la bardane n'est ni un traitement ni un substitut d'une prise en charge du diabète, qui relève exclusivement d'un professionnel de santé. Traditionnellement, la racine est surtout appréciée pour son goût amer, mis à profit en cuisine pour équilibrer des plats plutôt sucrés.
La racine et les graines de bardane concentrent des composés phénoliques et des lignanes qui, dans des modèles de laboratoire, ont montré une activité antioxydante (2). Ces observations relèvent de la recherche fondamentale (essais in vitro et précliniques) et ne se traduisent pas automatiquement par un bénéfice mesurable pour l'organisme.
La racine de bardane fait l'objet d'une monographie de l'Agence européenne des médicaments (EMA/HMPC). Celle-ci reconnaît un usage traditionnel de la racine pour favoriser l'élimination urinaire, en accompagnement, dans le cadre de troubles urinaires mineurs (3). Ce statut d'« usage traditionnel bien établi » repose sur l'ancienneté de l'emploi de la plante et non sur des essais cliniques démontrant un effet thérapeutique. Il ne s'agit donc pas d'une action sur un organe, mais d'un usage de tradition, à replacer dans le cadre d'une bonne hydratation.
La racine de bardane est une source de fibres, notamment d'inuline, un composé de la famille des fructanes également présent dans la chicorée ou le topinambour. Les fibres de ce type sont étudiées pour leur rôle de substrat de la flore intestinale (4) ; c'est pourquoi la bardane est souvent citée aux côtés des autres aliments riches en fibres prébiotiques. Consommée comme légume, la racine apporte aussi des fibres et une part de vitamine C ; à dose significative, cette vitamine contribue à un métabolisme énergétique normal et à réduire la fatigue (5). Pour un apport ciblé en oligo-éléments utiles à la peau, le zinc — qui contribue au maintien d'une peau normale à dose adaptée — peut par exemple être apporté par notre Zinc de goyave.
Plusieurs formes d'utilisation de la bardane sont possibles :
Quelques précautions sont à connaître avant d'utiliser la bardane :
Plante de bord de chemin, légume au Japon et racine de la phytothérapie traditionnelle : la bardane a plusieurs visages. Ses usages traditionnels, sa richesse en fibres et sa place en cuisine en font une plante intéressante à connaître, à condition de rester dans un cadre d'usage raisonné. Comme pour toute plante, mieux vaut privilégier des produits de qualité, à l'identification contrôlée.
On utilise surtout la racine, en usage interne (décoction, infusion, extrait, gélules) et comme légume, ainsi que les feuilles, plutôt en usage externe. La bardane est inscrite à la Pharmacopée française, et sa racine fait l'objet d'une monographie d'usage traditionnel de l'Agence européenne des médicaments.
Oui. Sous le nom de gobo, la racine de bardane est un légume courant de la cuisine japonaise. On la cuisine sautée, en soupe ou marinée. Il s'agit alors de la racine potagère, récoltée jeune, distincte de la racine séchée employée en phytothérapie.
La bardane existe en racine séchée (décoction, infusion), en extrait liquide, en teinture-mère, en gélules d'extrait sec et sous forme de racine fraîche à cuisiner. Le choix dépend de l'usage recherché ; pour les compléments, suivez les indications du fabricant et démarrez à dose modérée.
Les personnes allergiques aux Astéracées, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes sous traitement (antidiabétique, anticoagulant) doivent demander un avis médical préalable. En cueillette sauvage, attention au risque de confusion avec des plantes toxiques comme la belladone.
La plupart des données disponibles proviennent d'études in vitro ou précliniques portant sur ses composés phénoliques, ses lignanes et son inuline. Ces travaux restent exploratoires ; l'usage de la bardane relève avant tout de la tradition.
Ces allégations encadrent les communications autorisées ; elles ne valent pas indication thérapeutique.