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On l’aime ou le déteste : l’anis possède des saveurs uniques que l’on peut reconnaître entre mille. Outre les nombreuses utilisations culinaires que l’on peut en faire, cette plante possède des propriétés et bienfaits sur la santé qu’il ne faut surtout pas négliger, en particulier lorsqu’on souhaite allaiter ! Et si l’anis possède bel et bien un effet galactogène, ce n’est pas là son seul intérêt. Zoom sur cette plante emblématique de la fin d’année.
⚠️ Important : l’anis et surtout son huile essentielle contiennent des composés actifs (anéthol) qui peuvent présenter des risques en cas de surconsommation, chez la femme enceinte ou allaitante, les jeunes enfants, ou en cas d’allergie aux Apiacées/Ombellifères. L’huile essentielle ne doit jamais être utilisée sans avis d’un professionnel de santé. Les informations présentées ici sont données à titre informatif et ne remplacent pas un avis médical.
L’anis est une plante aromatique traditionnellement utilisée en herboristerie venue tout droit d’Asie. Elle se présente sous plusieurs variétés, dont l’anis étoilé (badiane, ou Illicium verum) est la plus emblématique, ainsi que l’anis vert (Pimpinella hansom) et l’anis hysope (Agastache Foeniculum). Cette plante appartient à la famille des Illiciaceae (vert) ou à la famille des Schisandraceae (étoilé). Elle renferme différents principes actifs puissants, dont des huiles essentielles.
Cela fait des millénaires que la plante est utilisée pour ses vertus digestives. La plante servait déjà à contrer les ballonnements et digestions lentes à l’époque de l’Antiquité. Les variétés étoilées et vertes sont des plantes différentes en termes d’aspect, mais leurs saveurs se rejoignent, tout comme certaines de leurs vertus.
La composition exacte de la plante varie en fonction de la variété. Mais elle reste sensiblement la même d’une plante à l’autre. L’anis contient donc de l’huile essentielle ainsi que des acides-phénols, des tanins et des flavonoïdes. Ces derniers sont de puissants composés antioxydants naturellement présents dans la plante. La plante contient également des principes actifs qui lui sont plus particuliers, comme l’anéthol et l’acide shikimique. Parmi les autres substances actives de cette plante, on retrouve les sesquiterpènes, les furocoumarines, les sucres, l’amidon et l’acide malique.

L’anis, quelle que soit la variété, possède des propriétés intéressantes pour la santé. Elle est d’ailleurs reconnue pour ses propriétés aromatiques, galactogènes, antibactériennes, expectorantes, stomachiques et béchiques.
L’anis est mondialement réputé pour ses propriétés galactogènes. Cela signifie qu’il favorise la lactation des femmes allaitantes. L’un des principes actifs de la plante, l’anéthole, produit un effet œstrogénique qui influe nécessairement sur l’équilibre hormonal des femmes. Les propriétés galactogènes de la plante sont essentiellement présentes dans ses fruits. Il est donc tout à fait possible de débuter une cure d’anis après l’accouchement de façon à stimuler la montée de lait et à débuter correctement l’allaitement maternel.
En usage interne, l’anis est reconnu pour ses vertus sur les troubles digestifs et intestinaux. La plante permet de remédier aux troubles gastro-intestinaux comme la dyspepsie ou les coliques, par exemple. En infusion, elle est traditionnellement utilisée pour accompagner le confort digestif en cas d’inconforts passagers (ballonnements, digestion difficile, renvois). La prise de fleurs séchées d’anis étoilé peut éviter l’apparition de flatulences ainsi que de la mauvaise haleine. Pour profiter de ses bienfaits sur ces troubles, il est nécessaire d’en consommer une tasse avant les repas. Au-delà du confort digestif, l’anis participe à l’amélioration et à l’optimisation du processus de digestion. La plante facilite donc le transit. Elle est traditionnellement citée en cas de nausées passagères. Enfin, il faut aussi préciser ici que l’anis contribue à stimuler l’appétit !
Si l’anis accompagne si bien nos fins d’années, ce n’est pas seulement pour son goût qui réveille un sentiment de nostalgie et une certaine excitabilité à l’arrivée des fêtes. C’est aussi parce que la plante présente des vertus face aux affections hivernales courantes. En effet, elle possède des propriétés expectorantes qui aident à libérer les voies respiratoires et à réduire la toux. La plante aide à apaiser les bronches encombrées lorsqu’elle est consommée sous forme d’infusion.
L’anis est un excellent fluidifiant des sécrétions. L’anis vert et l’anis étoilé possèdent également des vertus antibactériennes (1) qui se montrent très utiles pour soutenir les défenses naturelles de l’organisme. Enfin, la plante se comporte comme un antispasmodique des voies respiratoires (et digestives). Les vertus apaisantes de cette plante en font un excellent approches contre les congestions pulmonaires, l’asthme, les pharyngites ainsi que la bronchite. Les inhalations d’huiles essentielles s’avèrent également efficaces contre les symptômes du rhume.

L’anis est une plante qui convient tout particulièrement aux femmes en raison de ses actions sur leur équilibre hormonal. En plus de favoriser un allaitement maternel de qualité en stimulant la lactation, la plante agit aussi sur les troubles menstruels. L'huile essentielle est traditionnellement associée au confort des cycles menstruels. Elle est citée en cas d'inconforts menstruels passagers, à l’image des règles douloureuses. En effet, ses propriétés antispasmodiques aident à réduire les maux de ventre que l’on associe au processus de menstruations féminines.
Si l’anis aide à réduire les maux de tête, la plante s’illustre tout particulièrement contre les troubles nerveux dyspeptiques qu’elle contribue à réduire. En effet, l’anis réduit les palpitations, les sensations d’oppression, les vertiges et les contractions des organes digestifs.
L’anis peut s’utiliser en prévention de l’athérosclérose et de l’hyperlipidémie (2). En effet, ses composés antioxydants aident à limiter l'oxydation du cholestérol et ses méfaits pour la santé. De plus, ces composés aident à éliminer l’excès de radicaux libres dans l’organisme, ce qui participe à l’optimisation de nombreuses fonctions corporelles : fonction cardiovasculaire, fonctions cognitives, fonctions immunitaires, etc. La plante présente un intérêt dans la réduction des palpitations.
Dans un tout autre registre, l’anis étoilé fait partie des plantes et des solutions naturelles que l’on emploie pour calmer les coliques du nourrisson. En effet, ses actions sur le transit et le confort digestif conviennent tout à fait aux plus jeunes enfants aux fameuses coliques. Demandez conseil à votre médecin avant d’utiliser des produits à base d’anis ou de toute autre plante sur de si jeunes enfants. La variété verte est déconseillée aux enfants de moins de douze ans.
L’anis permet de confectionner un bain de bouche naturel qui rafraîchit l’haleine. Dans ce cadre, on l’associe généralement sous forme d’huile essentielle à du bicarbonate de soude alimentaire.
Des travaux explorent l'intérêt de l'anis face à certaines mycoses et parasites (champignons) qui s’en prennent aux muqueuses. On dit de l’anis qu’il présente des vertus antifongiques (3), mais aussi antivirales (4).
De la variété de l’anis va déprendre la posologie, mais aussi d’autres informations clés en lien avec les contre-indications et effets secondaires possibles.
L’anis étoilé ne présente pas de contre-indication particulière, et ne provoque pas d’effets secondaires. Toutefois, un avis médical est nécessaire pour les personnes atteintes d’une maladie chronique préexistante. Cette variété est sécuritaire. Néanmoins, l’huile essentielle d’anis (toutes variétés confondues) représente un risque pour la grossesse : les femmes enceintes ne doivent pas en consommer ou en utiliser sans avis médical préalable.

Contrairement à l’anis étoilé, l’anis vert peut avoir de graves conséquences sur la santé s’il est consommé à fortes doses. Cette variété peut même être mortelle. À fortes doses, il provoque l’ivresse, des tremblements, une confusion mentale et des convulsions. Il est indispensable de respecter les posologies. En cas de doute, demandez conseil à un médecin. Sous forme d’huile essentielle, l’anis vert peut provoquer des problèmes cutanés et des allergies. Sous cette forme, il ne convient pas à la grossesse.
L’anis, quelle que soit la variété, se présente sous différentes formes dans le commerce. Pour le consommer, on peut avoir recours aux infusions et tisanes, notamment. On peut également l’utiliser sous forme d’huile essentielle, de teinture mère, de graines séchées ou de décoctions. Enfin, la plante peut être consommé sous la forme d’une poudre micronisée ou dans des compléments alimentaires (gélules, capsules ou comprimés).
Il est important de toujours respecter les posologies préconisées par les fabricants afin de s’assurer des usages sécuritaires. En effet, les diverses variétés de cette plante présentent des intérêts, des contre-indications et des effets secondaires différents dont il faut tenir compte. L’une des deux plantes est sécuritaire pour tous (étoilé), tandis que la seconde n’est pas adaptée à tous les publics (vert).
L’anis vert et l’anis étoilé sont des plantes aux saveurs et arômes emblématiques. Ce sont aussi de puissantes plantes antioxydantes, qui présentent divers bienfaits pour la santé. Leurs propriétés galactogènes figurent parmi les plus célèbres ! Mais on peut aussi souligner ici l’intérêt traditionnel de cette plante pour le confort digestif et le confort respiratoire en période hivernale.
L'anis vert (Pimpinella anisum) est une plante herbacée annuelle de la famille des Apiacées, aussi appelée Ombellifères, qui regroupe également le fenouil, le cumin, la coriandre et la carotte. Originaire du bassin oriental de la Méditerranée et du Moyen-Orient, sa culture remonte à l'Antiquité égyptienne où des graines d'anis ont été retrouvées dans des sépultures datées de 2 000 ans avant notre ère. Les médecins de l'Égypte ancienne le mentionnaient déjà pour soutenir la digestion après les repas.
Hippocrate (Ve siècle av. J.-C.) et Dioscoride (Ier siècle ap. J.-C.) en décrivaient les usages médicinaux dans leurs traités. Pline l'Ancien, dans son Histoire naturelle, lui consacrait plusieurs paragraphes, notamment pour son rôle dans le confort digestif et respiratoire. À Rome, il entrait dans la composition du mustaceus, gâteau d'épices traditionnellement servi en fin de banquet pour faciliter la digestion, ancêtre lointain du gâteau de mariage occidental.
Au Moyen Âge, l'anis a été cultivé dans les jardins monastiques européens et apparaissait dans le Capitulaire de Villis de Charlemagne (vers 800 ap. J.-C.) parmi les plantes recommandées pour les domaines royaux. À partir du XVIe siècle, son extrait s'est imposé dans la fabrication de liqueurs anisées méditerranéennes (anisette, ouzo grec, raki turc, sambuca italien, pastis provençal), un héritage culturel qui perdure aujourd'hui dans de nombreux pays.
Les graines d'anis contiennent 1,5 à 5 % d'huile essentielle, dont la composition est dominée par un seul composé majoritaire qui lui donne son arôme caractéristique. Le tableau ci-dessous récapitule les principales molécules identifiées.
| Composé | Proportion (% de l'HE) | Famille | Activité étudiée |
|---|---|---|---|
| trans-anéthole | 80 – 95 % | Phénylpropanoïde | Activité sur la motricité digestive et respiratoire, propriétés antioxydantes |
| Estragole (méthylchavicol) | 0,5 – 5 % | Phénylpropanoïde | Composé apparenté à l'anéthole, à doses limitées par les autorités |
| Anisaldéhyde | 0,5 – 1,5 % | Aldéhyde aromatique | Profil aromatique secondaire |
| Fenchone, limonène, linalool | traces à 1 % | Terpènes | Profil organoleptique, activité étudiée in vitro |
| Acides phénoliques, flavonoïdes (rutine, quercétine) | extrait sec | Polyphénols | Activité antioxydante |
| Lipides, fibres, protéines | 15 – 18 % / 13 % / 17 % | Macronutriments | Apport nutritionnel des graines entières |
L'anéthole confère à l'anis sa saveur sucrée et son arôme reconnaissable. Cette molécule présente la particularité d'être thermolabile : un broyage trop intense ou une cuisson prolongée altère partiellement sa structure et son profil aromatique, ce qui justifie de moudre les graines au plus près de l'usage et de privilégier les infusions à eau frémissante plutôt que bouillante.
Les recherches précliniques disponibles sur PubMed ont étudié plusieurs voies d'action de l'anéthole et des extraits d'anis. La structure phénylpropanoïde de l'anéthole lui confère une activité antioxydante mesurée par les tests ORAC et DPPH, comparable à celle d'autres épices riches en polyphénols comme la cannelle ou le clou de girofle, bien qu'à un niveau plus modéré.
Sur la sphère digestive, des travaux ex vivo ont mis en évidence une activité spasmolytique sur les fibres musculaires lisses du tractus intestinal. Cette action serait médiée par une modulation des canaux calciques voltage-dépendants, qui réduit les contractions excessives à l'origine des spasmes douloureux. L'anéthole favoriserait également la sécrétion des sucs digestifs et le péristaltisme physiologique, ce qui contribue au confort post-prandial décrit traditionnellement.
Sur la sphère respiratoire, plusieurs études précliniques rapportent un effet expectorant : l'anéthole stimulerait la sécrétion bronchique et fluidifierait les mucus, ce qui faciliterait leur élimination. Cette propriété explique l'usage traditionnel de l'anis dans les sirops et tisanes destinés au confort des voies respiratoires, sans pour autant constituer une substitution aux traitements médicaux des affections pulmonaires.
Une revue systématique parue dans Phytotherapy Research (2020) a synthétisé 27 études cliniques et précliniques sur l'usage de Pimpinella anisum en santé digestive. Les auteurs concluent à un niveau de preuve modéré pour l'usage en infusion (2 à 4 g de graines par tasse) sur le confort digestif post-prandial, avec une bonne tolérance générale chez l'adulte sans pathologie particulière.
Une étude clinique randomisée publiée dans le Journal of Caring Sciences (2018) a évalué l'effet d'une infusion d'anis (3 g de graines, deux fois par jour pendant 3 semaines) chez 60 femmes ménopausées présentant des bouffées de chaleur. Les chercheuses ont rapporté une réduction significative de la fréquence et de l'intensité des bouffées dans le groupe traité, sans effet secondaire notable. L'effet est attribué à l'activité phytoœstrogénique modérée de l'anéthole.
Sur le plan respiratoire, un essai clinique paru dans Avicenna Journal of Phytomedicine (2017) a comparé un sirop standardisé à base de Pimpinella anisum à un sirop placebo chez 100 patients adultes présentant une toux chronique non spécifique. La réduction de la fréquence de la toux était significativement supérieure dans le groupe traité après 14 jours, sans modification du volume expectoré.
L'anis se présente principalement sous trois formes destinées à l'usage alimentaire ou en complément. Les graines entières, conservées dans un récipient hermétique à l'abri de la lumière, gardent leur potentiel aromatique 18 à 24 mois. Elles sont privilégiées pour les infusions (1 à 2 cuillères à café écrasées dans 250 ml d'eau frémissante, infusion 5 à 10 minutes couvert), les décoctions et les usages culinaires.
La poudre d'anis libère plus rapidement ses arômes mais s'oxyde plus vite : elle se conserve 6 à 8 mois et convient à la pâtisserie, à la cuisine épicée et aux mélanges d'épices. L'huile essentielle, obtenue par hydrodistillation, titre 80 à 95 % d'anéthole. Son usage alimentaire est très limité (1 à 2 gouttes maximum dans une préparation, jamais pures sur la muqueuse buccale) et son usage en aromathérapie demande une formation spécifique en raison du profil neurotoxique potentiel à fortes doses.
Les extraits secs standardisés en anéthole, présentés en gélules, offrent un dosage reproductible. La biodisponibilité de l'anéthole oral a été estimée à 50-70 %, avec une distribution rapide dans les tissus et une métabolisation hépatique aboutissant à des dérivés glucuronoconjugués éliminés par voie urinaire en 24 à 48 heures.
La qualité d'un anis se reconnaît à plusieurs critères. Visuellement, les graines doivent être brun-vert clair, ovoïdes, de 3 à 5 mm de longueur, avec leur stries longitudinales bien marquées. Frottées entre les doigts, elles libèrent immédiatement un arôme franc, sucré et caractéristique : un parfum faible ou éventé indique une perte d'huile essentielle par oxydation ou stockage trop long.
Privilégiez les origines méditerranéennes traditionnelles (Espagne, Turquie, Grèce, Égypte, Syrie) où la culture est ancestrale et les itinéraires de séchage maîtrisés. Une certification biologique européenne (label AB ou Eurofeuille) garantit l'absence de pesticides et de traitements ionisants, fréquents dans la filière conventionnelle pour limiter les contaminations microbiennes du séchage des ombellifères.
Pour l'huile essentielle, exigez une mention « 100 % pure et naturelle », « HEBBD » ou « HECT » (chémotypée), avec un certificat d'analyse de chromatographie indiquant la teneur exacte en trans-anéthole et la conformité aux limites maximales d'estragole imposées par l'EFSA pour les usages alimentaires.
Une distinction importante existe entre l'anis vert (Pimpinella anisum), dont il est question ici, et la badiane ou anis étoilé (Illicium verum), qui est le fruit d'un arbre asiatique différent. Les deux contiennent de l'anéthole et ont un goût voisin, mais ne sont pas botaniquement apparentés et leurs profils de sécurité diffèrent. Vérifiez bien la dénomination latine sur les emballages.
L'anis s'intègre traditionnellement dans des mélanges d'épices et de plantes carminatives, c'est-à-dire qui soutiennent le confort digestif. Le mélange classique anis + fenouil + carvi (les « trois semences ») est utilisé en infusion après les repas dans les médecines traditionnelles européennes. Cette association combine trois sources d'anéthole et de fenchone aux profils complémentaires.
Avec la cannelle, le gingembre et la cardamome, l'anis entre dans les mélanges à base de chai indiens et orientaux. Cette combinaison apporte une variété de polyphénols et soutient la digestion des plats épicés. Avec la mélisse et la verveine, il complète les tisanes apaisantes du soir, en s'appuyant sur la tradition d'usage relaxant de ces plantes.
En cuisine, l'anis se marie naturellement avec les fruits secs (figues, dattes, abricots), les agrumes (citron, orange) et le miel, dans la pâtisserie méditerranéenne et orientale. Il accompagne aussi les poissons grillés, les fruits de mer, les tagines et les pains traditionnels (pain anisé provençal, pan dulce, anisbroetli suisse).
L’anis vert (Pimpinella anisum) est une plante herbacée cultivée principalement en Méditerranée, tandis que l’anis étoilé ou badiane (Illicium verum) est le fruit séché d’un petit arbre originaire d’Asie. Leurs arômes sont proches mais leur profil aromatique et leurs usages diffèrent.
Les graines d’anis vert s’utilisent entières ou moulues dans les pains, biscuits, tisanes et marinades. La badiane parfume bouillons, plats mijotés, compotes et boissons chaudes, avec un goût plus puissant et légèrement réglissé.
Consommé en cuisine à doses usuelles, l’anis est généralement bien toléré. En revanche, la consommation de concentrés (infusions très fortes, huile essentielle) est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, aux jeunes enfants et aux personnes allergiques aux Apiacées. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé.
Une tasse quotidienne d’infusion douce à base de graines d’anis est généralement bien tolérée par l’adulte en bonne santé. Il est préférable d’éviter les cures prolongées sans avis professionnel, et de respecter les doses indiquées sur les emballages.
L’huile essentielle d’anis, comme celle de badiane, contient de fortes concentrations d’anéthol. Elle ne doit jamais être prise sans avis professionnel, jamais chez la femme enceinte/allaitante ni chez le jeune enfant, et doit toujours être diluée si elle est utilisée par voie cutanée.