Pendant la grossesse, l'alimentation prend une place centrale : c'est elle qui fournit, jour après jour, les nutriments dont la maman et l'enfant ont besoin. Parmi eux, certains oligo-éléments sont particulièrement étudiés pour les nombreux rôles qu'ils jouent dans l'organisme. Le zinc figure en bonne place : ce minéral discret intervient dans des centaines de réactions, et son intérêt nutritionnel est solidement documenté par la réglementation européenne. Veiller à des apports quotidiens suffisants, à travers l'assiette d'abord, et si un professionnel de santé le juge utile, une supplémentation adaptée, fait partie des bons réflexes de la grossesse. Voici, concrètement, pourquoi le zinc compte autant et comment en couvrir les besoins sereinement.
Le zinc fait partie des oligo-éléments essentiels : l'organisme ne sait pas le fabriquer et doit le puiser chaque jour dans l'alimentation. On le retrouve dans l'ensemble des tissus, muscles, peau, os, globules rouges et blancs, où il participe au fonctionnement de plusieurs centaines d'enzymes. C'est cette présence partout, au cœur de la machinerie cellulaire, qui explique l'étendue de ses rôles reconnus. Et c'est aussi ce qui en fait un minéral particulièrement intéressant à surveiller à une période où l'organisme construit un nouvel être et fonctionne à plein régime.
La liste des fonctions reconnues du zinc est l'une des plus fournies parmi les minéraux. Au-delà de la fertilité, de la reproduction et de la division cellulaire évoquées plus haut, il participe à un métabolisme acido-basique normal, intervient dans le métabolisme normal des macronutriments (glucides, acides gras) ainsi que dans celui de la vitamine A, et aide à protéger les cellules contre le stress oxydatif. Côté « beauté », il contribue au maintien d'une peau, d'ongles et de cheveux normaux et au maintien d'une vision normale (1). Autant de fonctions « ordinaires » mais structurantes, qui tournent à plein régime quand l'organisme fabrique de nouveaux tissus.
Ces formulations correspondent aux allégations encadrées par la réglementation européenne : elles décrivent la contribution physiologique du zinc et ne valent pas indication thérapeutique. Comme tout complément alimentaire, le zinc ne se substitue ni à une alimentation équilibrée ni à un suivi médical.

Les besoins en zinc augmentent légèrement durant la grossesse, l'organisme en mobilisant davantage pour accompagner la croissance des tissus. Les références de population situent généralement les apports conseillés autour de 11 mg par jour pendant la grossesse et de 12 mg par jour pendant l'allaitement, contre environ 7 à 10 mg en dehors de ces périodes (2). Ces repères restent indicatifs : les besoins réels dépendent du profil alimentaire de chacune, et c'est le suivi médical de grossesse qui permet de les ajuster au cas par cas.
Bonne nouvelle : dans la plupart des cas, une alimentation variée et équilibrée suffit largement à couvrir ces apports. Le réflexe le plus simple — et le plus efficace — reste de soigner la diversité de l'assiette plutôt que de viser un nutriment isolé.
Le zinc remplissant de nombreux rôles, un apport durablement insuffisant peut se traduire par des signes peu spécifiques. On évoque classiquement une fatigue marquée, une fragilité des ongles ou une perte de cheveux plus importante, des manifestations à mettre en regard d'autres causes possibles, et qui méritent un avis médical plutôt qu'une auto-interprétation.
Pendant la grossesse, le statut en zinc fait partie des paramètres que le suivi médical surveille, au même titre que le fer, l'iode ou la vitamine D. C'est précisément le rôle de ce suivi : s'assurer que la future maman et son enfant disposent de tout ce dont ils ont besoin, et corriger un éventuel déficit de façon adaptée. En cas de doute sur ses apports, le mieux reste d'en parler à son médecin ou à sa sage-femme.
Certains profils sont davantage exposés à un apport insuffisant : les personnes qui consomment peu ou pas de produits d'origine animale (régimes végétariens et végétaliens), celles qui fument ou consomment de l'alcool régulièrement, deux habitudes par ailleurs déconseillées pendant la grossesse, ou encore les personnes présentant certains troubles digestifs chroniques. Pour ces profils, un point sur les apports avec un professionnel de santé est particulièrement utile.
Dans l'alimentation, le zinc se trouve surtout dans les viandes, les fruits de mer (les huîtres en tête), les abats et la volaille. On en trouve aussi dans les graines (courge, sésame), les légumineuses, les légumes verts et les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes…), ainsi que dans les œufs, les produits laitiers et certaines céréales complètes ou enrichies. Le zinc d'origine végétale est toutefois moins bien absorbé, en raison des phytates présents dans les céréales et les légumineuses : le trempage, la fermentation ou la germination améliorent nettement sa disponibilité. C'est l'une des raisons pour lesquelles les personnes suivant un régime végétal gagnent à être plus attentives à leurs apports.

En dehors de la grossesse, le zinc est l'un des minéraux que l'on retrouve couramment sous forme de complément, seul ou associé. Chez Natura Force, il existe par exemple sous une forme d'origine naturelle, le zinc de goyave, pensée pour celles et ceux qui souhaitent soutenir leurs apports au quotidien. Pendant la grossesse et l'allaitement, en revanche, la règle change : toute supplémentation en zinc doit être décidée et encadrée par un professionnel de santé, qui en évalue la pertinence et la dose en tenant compte de l'ensemble du suivi. Le cas échéant, il convient de respecter scrupuleusement les recommandations prescrites, afin d'assurer des apports suffisants et adaptés, sans excès.
Avec le zinc, plus n'est pas synonyme de mieux. Un apport excessif et prolongé est délétère : au-delà de la limite de sécurité (fixée à 25 mg/jour pour l'adulte selon l'EFSA), un excès de zinc peut perturber l'absorption du cuivre et déséquilibrer le statut en ce minéral (3). C'est l'une des raisons pour lesquelles l'automédication est déconseillée, et plus encore pendant la grossesse.
Autre interaction à connaître : les cures de fer, fréquentes durant la grossesse, peuvent gêner la bonne absorption du zinc lorsque les deux minéraux sont pris ensemble à forte dose (3). Là encore, c'est tout l'intérêt d'une supplémentation pensée avec un professionnel de santé, qui tient compte de l'ensemble des apports et ajuste les associations. Durant une grossesse, mieux vaut redoubler de prudence et suivre les recommandations médicales, notamment en matière de compléments.
Au-delà du zinc, plusieurs nutriments voient leurs besoins évoluer pendant la grossesse et l'allaitement. Ces repères, indicatifs, sont à individualiser avec l'équipe médicale qui assure le suivi.
| Nutriment | Grossesse | Allaitement / remarque |
|---|---|---|
| Zinc | ~11 mg/j | ~12 mg/j pendant l'allaitement |
| Acide folique (B9) | 400-600 µg/j | Préconception et 1er trimestre +++ |
| Fer | 20-27 mg/j | Surtout 2e-3e trimestre |
| Calcium | 1000 mg/j | Stable |
| Iode | 200-250 µg/j | Important pour la thyroïde fœtale |
| Vitamine D | 15 µg/j | Souvent à compléter |
| DHA (oméga-3) | 250 mg minimum/j | Cerveau et rétine du fœtus |
Par principe de précaution, plusieurs plantes et substances sont déconseillées pendant la grossesse et/ou l'allaitement. Cette liste n'est pas exhaustive : en cas de doute sur un produit, demandez l'avis d'un professionnel de santé avant toute prise.
| Substance | Pourquoi la prudence | Recommandation |
|---|---|---|
| Sauge officinale (forte dose) | Effet emménagogue connu | À éviter |
| Persil (huile essentielle) | Effet abortif possible | À éviter |
| Réglisse | Effet possible sur la tension | À éviter |
| Vitamine A (rétinol > 3000 µg) | Risque tératogène à forte dose | À éviter pendant la grossesse |
| Phytothérapie en général | Données toxicologiques limitées | Avis médical préalable |
| Caféine | Apport à limiter | Maximum ~200 mg/j |
| Alcool | Risque tératogène | Abstinence totale |
Pour aller plus loin — Découvrez aussi notre page sur le zinc, sur l'alimentation pendant la grossesse, sur la gelée royale et l'allaitement et sur les plantes galactogènes.
Le zinc fait partie des minéraux au socle scientifique le plus riche. Il contribue à la fertilité et à la reproduction normales, intervient dans la division cellulaire et la synthèse de l'ADN, soutient une fonction cognitive normale et participe au bon fonctionnement du système immunitaire. Ces rôles physiologiques expliquent l'intérêt d'un statut en zinc adéquat à une période de forte croissance cellulaire. Il s'agit d'une contribution nutritionnelle, sans visée thérapeutique.
Les apports conseillés se situent généralement autour de 11 mg par jour pendant la grossesse et de 12 mg par jour pendant l'allaitement. Ces repères restent indicatifs et dépendent du profil alimentaire de chacune : c'est le suivi médical de grossesse qui permet de les ajuster.
Les viandes, fruits de mer (huîtres en tête), abats et volaille en sont les sources les plus riches. On en trouve aussi dans les graines, légumineuses, fruits oléagineux, œufs et produits laitiers. Le zinc végétal étant moins bien absorbé, le trempage, la germination ou la fermentation des céréales et légumineuses améliorent sa disponibilité.
Une supplémentation peut être envisagée si l'alimentation ne suffit pas, mais pendant la grossesse et l'allaitement, elle doit être décidée et encadrée par un professionnel de santé. L'automédication est déconseillée, car un excès de zinc est délétère et peut perturber le statut en cuivre.
À forte dose et pris simultanément, le fer peut réduire l'absorption du zinc. Comme les cures de fer sont fréquentes pendant la grossesse, c'est un point que le professionnel de santé prend en compte pour ajuster les apports et les associations. Raison de plus pour ne pas multiplier les compléments sans avis médical.
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