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Comment bien conserver les probiotiques ? Le choix du mode de conservation de ces micro-organismes est essentiel si l’on tient à préserver la viabilité des souches tout au long d’une cure. Voici nos conseils en la matière.
Si vous avez l’intention de les consommer rapidement, vous pouvez très bien laisser les probiotiques à température ambiante. En revanche, dans le cas contraire, il est préférable de les conserver au réfrigérateur. Il s’avère que les ferments lactiques perdent entre 70 et 90 % de germes vivants en l’espace d’un an lorsqu’ils sont conservés à température ambiante. Conserver ses probiotiques dans une armoire à pharmacie ou tout autre placard est donc une erreur. D’autant que dans les salles de bains, le taux d’humidité et la température varient constamment. Mais tout cela reste à nuancer, car tout dépend de la forme de probiotiques choisie.
En réalité, il n’est pas nécessaire de conserver tous les probiotiques au réfrigérateur. Pour adopter la meilleure méthode de conservation, lisez attentivement la notice. S’il est mentionné qu’il faut les conserver au frais, le réfrigérateur est la meilleure option. Mais si rien n’est indiqué, vous pouvez les conserver à température ambiante, en prenant tout de même soin d’éviter les pièces sujettes aux variations de température importantes ou fréquentes (1) (2).

Le réfrigérateur convient aux probiotiques de type yaourts et fromages, kéfir… En somme, les probiotiques alimentaires. Le froid permet aux bactéries de rester vivantes plus longtemps. Une conservation au froid sera également à appliquer pour certains suppléments de probiotiques. Dans ce cas, cette mention figure toujours sur l’étiquette ou l’emballage du produit.
Inutile de réfrigérer des produits qui n’ont pas besoin de l’être ! Les probiotiques en poudre ou en compléments alimentaires peuvent, pour la plupart, se conserver à température ambiante. Dans ce cas, on privilégie un endroit sec et à l’abri de la lumière. Un placard fera l’affaire, à condition qu’ils ne subissent pas les variations de températures et d’humidité comme celles que l’on observe dans une salle de bain.
Après déshydratation, on peut priver les cellules probiotiques de nourriture et les conserver ainsi sans pour autant les tuer. Cependant, il faut prêter attention aux conditions de conservation. Une fois l’eau enlevée des cellules, leurs composants se retrouvent en contact avec l’air ambiant. Et dans l’air ambiant se trouve un certain pourcentage d’oxygène. Pour les cellules, il existe un véritable risque de stress oxydatif, car elles n’ont plus les ressources nécessaires pour neutraliser les espèces réactives de l’oxygène. En d’autres termes, les cellules sont fragilisées par les radicaux libres, ce qui les prive rapidement de leur viabilité lorsqu’on les réhydrate. De ce fait, il est essentiel de conserver les probiotiques dans un récipient parfaitement hermétique.
Pour les souches les plus fragiles, des conditionnements individuels sont même à privilégier. Des prébiotiques peuvent aussi être combinés aux probiotiques par les fabricants de façon à maintenir leur structure cellulaire. Autre technique : stresser les cellules avant de les déshydrater, ce qui a pour effet de renforcer leurs défenses avant de les conserver.
La viabilité des probiotiques dépend de différents facteurs, comme l’exposition à l’air libre. Mais un autre est également important : la température du lieu de stockage. Si elles aiment la chaleur, qui les aide à se développer, les cellules probiotiques y sont toutefois très sensibles une fois lyophilisées. C’est simple : plus la température grimpe, plus l’agitation des molécules va augmenter. Il s’agit d’un phénomène que l’on nomme agitation thermique.

Pour les probiotiques en développement, la température favorable se situe autour de 40 degrés Celsius. À cette température, les molécules se mettent en mouvement. Mais pour les molécules probiotiques sèches, il n’y a pas de réaction chimique recherchée. Il faut éviter de les mettre en mouvement, c’est pourquoi les fabricants privilégient la conservation à basse température.
Tous les probiotiques ne présentent pas la même sensibilité aux températures et à leurs variations. Mais de manière générale, le risque de non-viabilité des probiotiques augmente avec la température de stockage. La durée d’exposition à cette température est également à prendre en compte.
Au-delà du lieu de stockage, ce qui détermine la qualité d’un complément probiotique repose sur trois piliers : l’identification précise des souches (genre, espèce et code de souche, par exemple Lactobacillus rhamnosus GG), le dosage exprimé en UFC (unités formant colonie) garanti à la date de péremption et non à la fabrication, et la stabilité galénique, qui vise à préserver la viabilité des souches jusqu’à l’intestin. Un produit sérieux indique ces trois informations clairement sur l’étiquette. La World Gastroenterology Organisation rappelle d’ailleurs qu’un probiotique doit toujours être décrit par son genre, son espèce et sa souche (1).
Le dosage usuel se situe le plus souvent entre 1 et 10 milliards d’UFC par jour pour un usage de fond ; certaines situations particulières s’appuient sur des dosages plus élevés, à apprécier au cas par cas et, le cas échéant, avec un professionnel de santé. Les gélules gastrorésistantes ou les blisters protégés améliorent la survie des souches face à l’acidité gastrique. La conservation au frais (selon l’indication du fabricant) contribue, là encore, à préserver le nombre d’UFC vivantes annoncé sur l’étiquette (2).
Les probiotiques s’inscrivent dans une alimentation variée plus qu’ils ne s’y substituent. Les prébiotiques (fibres fermentescibles : inuline, FOS, GOS) constituent le substrat préférentiel des bactéries du côlon. Une alimentation riche en végétaux variés (30 espèces différentes par semaine est un objectif raisonnable), en aliments fermentés naturels (kéfir, yaourt nature, choucroute crue, miso, kimchi), et pauvre en sucres raffinés et en additifs émulsifiants accompagne durablement l’équilibre du microbiote.
L’usage combiné probiotique + prébiotique est qualifié de « symbiotique ». À noter : toutes les fibres fermentescibles ne sont pas également bien tolérées selon les personnes, et certaines peuvent occasionner ballonnements ou inconfort. En cas de sensibilité digestive particulière, un avis médical permet d’adapter la stratégie plutôt que de procéder par tâtonnements.
Les souches probiotiques ne sont pas interchangeables : chacune a son profil propre, y compris en matière de sensibilité à la chaleur et à l’humidité. Le tableau ci-dessous réunit quelques souches fréquemment rencontrées en complément alimentaire et le mode de conservation généralement recommandé par les fabricants (à vérifier toujours sur la notice).
| Souche | Conservation généralement indiquée |
|---|---|
| Lactobacillus rhamnosus GG | Selon notice ; souvent au frais |
| Saccharomyces boulardii | Levure, stable à température ambiante (endroit sec) |
| Lactobacillus acidophilus | Souvent au frais |
| Bifidobacterium longum | Selon notice ; sensible à l’humidité |
| Lactobacillus plantarum | Selon notice |
| Bifidobacterium lactis | Selon notice ; souvent au frais |
Les dosages s’expriment en UFC (unités formant colonie), de préférence garanties à la date de péremption. Ces repères sont donnés à titre indicatif : la notice du produit et, au besoin, l’avis d’un professionnel de santé priment toujours.
| Contexte d’usage | Repère de dosage | Conservation |
|---|---|---|
| Usage de fond quotidien | 1 à 10 milliards UFC/j | Selon notice (placard sec ou réfrigérateur) |
| Cure ciblée plus soutenue | 10 à 50 milliards UFC/j | Souvent au frais après ouverture |
| Dosages élevés | Au cas par cas, avec un professionnel de santé | Selon notice |
| Souches lyophilisées sensibles | Selon produit | Réfrigérateur + récipient hermétique |
Vous l’aurez compris, la réponse à cette question dépend entièrement du produit. Consultez toujours les informations et consignes du fabricant présentes sur l’emballage ou la notice de vos probiotiques. Respectez des conditions de conservation adaptées à la forme choisie, et vous mettrez toutes les chances de votre côté pour préserver la viabilité des souches jusqu’au bout de la cure. Pour une référence travaillée pour la stabilité de ses souches, vous pouvez découvrir notre complément de probiotiques et ses consignes de conservation.
Non. Certaines souches sont stables à température ambiante, d’autres demandent le froid. La règle est simple : suivre la mention figurant sur l’étiquette ou la notice. En l’absence d’indication, un endroit sec, frais et à l’abri de la lumière convient généralement, en évitant les pièces humides comme la salle de bain.
Le froid ralentit l’agitation thermique des molécules et limite la dégradation des cellules lyophilisées. Plus la température est basse et stable, plus le nombre d’UFC vivantes annoncé sur l’étiquette a de chances d’être préservé dans le temps. La stabilité dépend toutefois de la souche et de la galénique.
UFC signifie « unités formant colonie » : c’est le nombre de micro-organismes vivants. L’information utile est l’UFC garantie à la date de péremption, et non au moment de la fabrication, car une partie des souches peut perdre en viabilité pendant la durée de conservation.
Pas nécessairement. Un oubli ponctuel à température ambiante, dans un endroit sec et tempéré, a généralement peu d’incidence. Ce sont surtout la chaleur élevée, l’humidité et l’exposition répétée à l’air qui réduisent la viabilité. En cas de doute prolongé, mieux vaut se référer à la notice ou contacter le fabricant.
Les prébiotiques (inuline, FOS, GOS) servent de substrat aux bactéries du microbiote. L’association probiotique + prébiotique est dite « symbiotique ». Toutes les fibres ne sont toutefois pas également bien tolérées : en cas de sensibilité digestive, un avis professionnel aide à adapter l’approche.