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L’inflammation du pancréas porte un nom : la pancréatite. Douloureuse et potentiellement grave, elle doit être prise en charge médicalement sans délai. Voici tout ce qu’il faut savoir à son propos : ses causes, ses symptômes, sa prise en charge médicale et les mesures d’hygiène de vie qui accompagnent le suivi.
⚠️ Urgence médicale — La pancréatite aiguë constitue une urgence. En cas de douleurs abdominales intenses, de vomissements persistants ou de fièvre, consultez immédiatement un médecin ou appelez le 15 (SAMU). Les informations présentées ici sont données à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical professionnel.
Sommaire
La pancréatite désigne une inflammation du pancréas, une glande qui se trouve derrière l’estomac et près du foie. Cette glande a pour rôle de produire les enzymes indispensables au processus de digestion ainsi que les hormones qui régulent la glycémie (taux de sucre dans le sang) — à l’image de l’insuline(9). La pancréatite, très sérieuse, peut causer de lourds dommages au pancréas ainsi qu’aux tissus avoisinants.
Il faut savoir qu’il existe deux formes de pancréatite : la pancréatite aiguë et la pancréatite chronique. La première survient soudainement et peut durer plusieurs jours. La seconde forme survient souvent après une pancréatite aiguë et peut quant à elle durer plusieurs années.
Dans la majeure partie des cas, la pancréatite aiguë est provoquée par une consommation excessive d’alcool. Elle peut aussi faire suite à des calculs biliaires. Une infection (hépatite virale, oreillons), la consommation d’aliments gras, un cancer du pancréas, un traumatisme à l’abdomen ou des troubles causés par une intervention chirurgicale peuvent aussi en être à l’origine. Enfin, il en est de même pour certains médicaments utilisés dans les traitements du VIH, des sulfamides ou des diurétiques. Il faut toutefois préciser ici que 15 à 25 % des cas de pancréatite aiguë sont de cause inconnue.
En outre, un peu moins de la moitié des cas (45 %) de pancréatite chronique est liée à la consommation prolongée d’alcool. Celle-ci engendre des calcifications et des dommages au pancréas. Certains troubles héréditaires et maladies comme le lupus, la fibrose kystique ou un taux élevé de triglycérides peuvent provoquer une pancréatite chronique. Enfin, 25 % des cas de pancréatite chronique sont de source inconnue.
Avant toute chose, il convient de préciser que la gravité d’une pancréatite aiguë varie d’une personne à l’autre. Le plus souvent, celle-ci se manifeste par des douleurs intenses au niveau de l’abdomen. Ces douleurs sont susceptibles d’irradier jusque dans le dos et augmentent après un repas. On remarque une certaine sensibilité de l’abdomen au toucher, qui est enflé et douloureux. L’augmentation du rythme cardiaque, la fièvre, les nausées et les vomissements sont aussi des symptômes de la pancréatite aiguë.
En ce qui concerne la pancréatite chronique, elle se manifeste plutôt par des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen, une perte de poids anormale, une indigestion et des selles malodorantes et huileuses que l’on appelle « stéatorrhée ».
Il faut préciser ici que la consommation excessive d’alcool peut endommager le pancréas, sans provoquer de symptômes durant plusieurs années. Ces derniers apparaissent alors soudainement : douleurs intenses et perte de fonction pancréatique.

Un suivi médical est absolument indispensable en cas de pancréatite, qu’elle soit aiguë ou chronique. La prise en charge d’une pancréatite aiguë nécessite généralement une hospitalisation, qui permet de contrôler l’inflammation. C’est ensuite la cause de la pancréatite qui est prise en charge. Le jeûne a longtemps été proposé afin de mettre le pancréas au repos ; les recommandations récentes privilégient une nutrition entérale précoce, qui préserve la barrière intestinale et améliore les suites cliniques(1). L’alimentation par voie intraveineuse peut être sollicitée durant cette période, d’où l’hospitalisation. L’usage d’anti-inflammatoires, d’antibiotiques et de la chirurgie sont envisagés selon le tableau clinique.
Pour la pancréatite chronique, les options mises en œuvre par l’équipe soignante servent essentiellement à apaiser la douleur, limiter les complications et préserver la fonction pancréatique. Elles se composent d’une prise en charge de la dépendance à l’alcool (le cas échéant), d’un changement de régime alimentaire et, parfois, d’une chirurgie du pancréas pour drainer le fluide ou ôter les tissus atteints.
La pancréatite, notamment lorsqu’elle est récurrente, peut aussi évoquer ou précéder d’autres maladies, comme le diabète et la maladie de Crohn.
Le pancréas participe à la digestion et la rend possible. Une atteinte pancréatique asymptomatique peut être associée à la maladie de Crohn(2). Les études cliniques menées sur les cas de pancréatite récurrente montrent qu’elle est susceptible de révéler une maladie de Crohn(3), et d’en retarder le diagnostic. Des examens spécifiques sont à réaliser dans ce cadre : un avis médical est plus qu’indispensable ici. N’hésitez pas à en parler à votre médecin en cas de doute.
La pancréatite peut provoquer une insuffisance pancréatique, et même une perte de la fonction pancréatique avec le temps. On le sait, cet organe du système digestif intervient dans la régulation du glucose sanguin : c’est lui qui produit l’insuline dont l’organisme a besoin pour contrôler les apports en glucides. Le diabète est donc l’une des complications possibles de la pancréatite. On parle alors de diabète pancréatique (type 3c)(4). Attention, si la pancréatite peut en être à l’origine, le diabète pancréatique peut aussi avoir d’autres origines : mucoviscidose, cancer du pancréas, intervention chirurgicale sur le pancréas, etc.
| Forme | Principales causes | Symptômes typiques | Prise en charge |
|---|---|---|---|
| Aiguë | Alcool (majoritaire), calculs biliaires, traumatisme, certains médicaments | Douleurs abdominales intenses, nausées, vomissements, fièvre | Hospitalisation, nutrition entérale précoce, traitement de la cause |
| Chronique | Alcool prolongé (~45 %), troubles héréditaires, hypertriglycéridémie | Douleurs hautes de l’abdomen, perte de poids, stéatorrhée | Arrêt de l’alcool, régime pauvre en graisses, chirurgie si nécessaire |
| Récurrente | Peut révéler une maladie de Crohn ou un autre trouble digestif | Épisodes aigus répétés, parfois associés à des troubles digestifs chroniques | Examens spécifiques, avis gastro-entérologue |
| Complication : diabète type 3c | Perte progressive de la fonction endocrine pancréatique | Hyperglycémie, nécessité d’insulinothérapie | Insulinothérapie, enzymothérapie substitutive |
Certaines mesures d’accompagnement, centrées sur l’alimentation et l’hygiène de vie, peuvent contribuer au confort quotidien et à la qualité de vie des personnes concernées. Elles sont à mettre en œuvre en complément d’une prise en charge médicale, et ne se substituent en aucun cas à un suivi spécialisé. Aucun aliment, plante ou complément ne soigne, ne traite ni ne prévient une pancréatite : ce qui suit relève de l’information générale sur l’usage traditionnel et la recherche, pas d’une promesse de soin.
Le curcuma et son principe actif, la curcumine, font l’objet de travaux scientifiques, principalement précliniques, qui s’intéressent à leur rôle dans les processus inflammatoires(5) ; ces données ne constituent pas, à ce jour, une preuve d’effet démontré chez l’humain dans cette indication. Traditionnellement, cette épice occupe une place centrale dans la cuisine et la phytothérapie ayurvédiques, où elle s’inscrit dans une approche globale du confort digestif. Sa consommation relève d’une démarche de bien-être et ne saurait se substituer à un suivi médical. Pour celles et ceux qui souhaitent une forme titrée, Natura Force propose un curcuma liposomal, conçu pour une meilleure assimilation de la curcumine.
La pancréatite chronique perturbe généralement l’assimilation des nutriments et des graisses. Il n’est alors pas rare d’observer des carences nutritionnelles, notamment en vitamines liposolubles A et E. Dans ce cadre, une supplémentation peut être une approche adaptée, sur avis et prescription médicale, après évaluation du statut nutritionnel. On privilégie alors des compléments alimentaires de qualité, issus d’une marque de confiance.
Les personnes atteintes d’une pancréatite chronique ont tout intérêt à surveiller leurs apports nutritionnels de près, notamment grâce aux bilans sanguins. Un suivi médical est ici aussi indispensable, tout comme le respect des recommandations du médecin traitant.
Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés qui participent à de nombreuses fonctions de l’organisme. Une méta-analyse d’essais contrôlés randomisés a évalué la supplémentation en oméga-3 (notamment par voie parentérale, en milieu hospitalier) dans le contexte de la pancréatite aiguë sévère : les auteurs rapportent un effet sur certains marqueurs inflammatoires, sans pouvoir conclure de façon définitive sur les critères cliniques majeurs(6). Ces résultats relèvent du milieu hospitalier et ne valent pas recommandation d’automédication. Pour augmenter ses apports alimentaires en oméga-3 au quotidien, on peut favoriser les poissons gras et les fruits de mer, ou se tourner vers une supplémentation comme l’huile de poisson oméga-3 de Natura Force, toujours dans le cadre d’une démarche globale discutée avec un professionnel de santé. L’EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale (à partir de 250 mg par jour). Cette allégation encadre les communications autorisées ; elle ne vaut pas indication thérapeutique dans la pancréatite.

Une alimentation riche en fruits et légumes apporte naturellement des composés aux propriétés antioxydantes. Dans le cadre de la pancréatite chronique, des travaux ont exploré l’intérêt d’apports antioxydants, avec des résultats hétérogènes selon les études(7). Les polyphénols et autres composés présents dans les végétaux s’inscrivent dans une alimentation variée et équilibrée, recommandée plus largement pour l’ensemble de la population. Cette approche alimentaire accompagne le suivi médical sans s’y substituer.
En phytothérapie traditionnelle, plusieurs plantes sont associées au confort digestif : on cite notamment le bourgeon de noyer (Juglans regia) et la gymnéma (Gymnema sylvestre). L’ail, le pissenlit et les plantes amères comme l’artichaut figurent également parmi les usages traditionnels liés à la digestion. Ces emplois relèvent de la tradition et non d’un effet démontré sur la pancréatite. Dans tous les cas, mieux vaut réduire sa consommation d’alcool, de sucres et de graisses, et adopter une alimentation plus légère au quotidien.
Oui et non. Une première pancréatite non liée à la consommation abusive d’alcool peut difficilement être anticipée. En revanche, certaines mesures d’hygiène de vie réduisent l’exposition à plusieurs facteurs de risque connus, comme les calculs biliaires.

En adoptant une hygiène de vie saine et de bonnes habitudes, on agit sur un certain nombre de facteurs de risque liés à la pancréatite(8). La première mesure consiste à cesser ou à réduire considérablement sa consommation d’alcool. Les personnes dont la consommation d’alcool est à l’origine d’une pancréatite doivent totalement l’arrêter pour limiter le risque de récidive. Il existe des programmes d’aide pour les personnes qui ont du mal à arrêter de boire.
L’arrêt du tabac est également un levier important(10). On recommande par ailleurs de veiller à une bonne hydratation, la pancréatite pouvant s’accompagner d’une déshydratation. Enfin, un régime alimentaire plus faible en graisses s’inscrit dans cette démarche d’hygiène de vie, en accord avec une alimentation variée et équilibrée.
Le pancréas est une glande importante et fragile. Avec l’accord et le suivi d’un médecin, certaines personnes mettent en place un fractionnement des repas, voire des périodes de jeûne encadré, dans l’idée de limiter la sollicitation digestive. Ces approches doivent impérativement être discutées avec l’équipe soignante et ne s’improvisent pas.
Comme évoqué, l’adoption d’un régime alimentaire plus faible en graisses (notamment en graisses saturées ou trans) limite la sollicitation enzymatique au moment de la digestion. Que ce soit dans une logique préventive ou d’accompagnement, établir des bases alimentaires saines et solides reste utile pour le bien-être général.
Le pancréas est une glande mixte située en arrière de l'estomac, à la fois exocrine (sécrétion d'enzymes digestives via le canal de Wirsung) et endocrine (sécrétion d'insuline et de glucagon par les îlots de Langerhans). Dans des conditions normales, les enzymes pancréatiques (trypsine, lipase, amylase, élastase, chymotrypsine) sont produites sous forme inactive et ne s'activent qu'au contact du contenu duodénal. Cette double sécurité empêche l'auto-digestion de l'organe.
La pancréatite résulte d'une activation prématurée de ces enzymes au sein même du tissu pancréatique. Les enzymes activées attaquent leurs propres cellules acineuses, déclenchant une cascade inflammatoire localisée puis souvent systémique. Cette agression initiale recrute des cellules immunitaires, libère des cytokines (TNF-α, IL-1β, IL-6) et endommage les vaisseaux sanguins du pancréas, ce qui peut conduire à des complications hémorragiques ou nécrosantes dans les formes les plus graves.
On distingue deux entités cliniques principales. La pancréatite aiguë est un événement inflammatoire bref mais potentiellement sévère ; sa résolution complète est possible en quelques jours à quelques semaines, mais 15 à 20 % des cas évoluent vers une forme grave avec défaillance d'organes. La pancréatite chronique, elle, correspond à une destruction progressive du tissu pancréatique avec fibrose, calcifications et perte fonctionnelle, qui aboutit à terme à une insuffisance pancréatique exocrine (maldigestion, stéatorrhée, perte de poids) et endocrine (diabète pancréatogénique).
Les deux causes principales identifiées dans les études épidémiologiques européennes restent la consommation d'alcool (40 à 60 % des pancréatites chroniques) et la lithiase biliaire (responsable de 30 à 50 % des pancréatites aiguës). Les autres causes incluent l'hypertriglycéridémie sévère, certains médicaments, des facteurs génétiques (mutations PRSS1, SPINK1, CFTR) et, plus rarement, des pathologies auto-immunes.
L'arrêt complet et définitif de la consommation d'alcool est le levier le plus important pour ralentir l'évolution d'une pancréatite chronique et limiter le risque de récidive aiguë. Cette mesure est non négociable et doit être accompagnée par un médecin addictologue si nécessaire. L'arrêt du tabac est également indispensable : la nicotine accélère la destruction du tissu pancréatique et augmente le risque de cancer du pancréas, lui-même majoré chez les patients atteints de pancréatite chronique.
Les recommandations diététiques convergent vers une alimentation pauvre en graisses (25 à 30 % de l'apport énergétique au lieu de 35-40 % en moyenne), répartie en cinq à six petits repas quotidiens plutôt qu'en trois repas copieux. Cette stratégie limite la sollicitation enzymatique du pancréas et améliore le confort digestif. L'hydratation, à hauteur de 1,5 à 2 litres d'eau par jour, soutient la sécrétion des sucs digestifs et la fluidité du contenu intestinal.
Sur le plan qualitatif, les aliments à privilégier comprennent les légumes cuits (carottes, courgettes, épinards, haricots verts), les fruits cuits ou en compote sans sucre ajouté, les céréales complètes en quantité modérée, les protéines maigres (poissons blancs, blanc de volaille, œufs durs), les laitages écrémés et l'huile d'olive en assaisonnement à froid en quantité limitée. Les aliments à éviter sont les fritures, les charcuteries grasses, les viandes rouges très grasses, les pâtisseries, les laitages entiers, les sauces industrielles et tout aliment ultra-transformé riche en additifs.
| À privilégier | À limiter | À éviter |
|---|---|---|
| Légumes cuits, poissons blancs, volailles maigres, œufs durs, riz, pâtes, eau plate | Beurre, huiles végétales (10-15 g/repas max), fromages allégés, charcuteries maigres occasionnelles | Alcool, fritures, viandes grasses, charcuteries grasses, pâtisseries, sauces grasses, plats préparés |
Plusieurs micronutriments et plantes ont fait l'objet d'essais cliniques chez des patients atteints de pancréatite chronique, en complément de la prise en charge médicale et jamais en substitution. Une étude conduite par Bansal et collaborateurs (2011), publiée dans Pancreas, a évalué l'effet d'un cocktail antioxydant (vitamine C, vitamine E, sélénium, méthionine, β-carotène) chez des patients atteints de pancréatite chronique douloureuse. Les auteurs ont rapporté une réduction de la douleur dans le groupe supplémenté par rapport au placebo ; ce type de résultat reste discuté, d'autres essais n'ayant pas confirmé un bénéfice clinique constant. Ces données ne valent pas recommandation d'automédication.
Les acides gras oméga-3 (EPA et DHA) ont été étudiés dans plusieurs essais pour leur rôle dans les processus inflammatoires. Les revues disponibles décrivent un effet modeste sur certains marqueurs biologiques, sans pouvoir conclure sur des critères cliniques durs comme la mortalité ou la durée d'hospitalisation. Là encore, ces travaux relèvent du milieu hospitalier et d'un cadre de recherche.
Le curcuma, et plus précisément la curcumine, fait l'objet de travaux précliniques nombreux mais d'essais cliniques encore limités dans cette indication. Sa biodisponibilité orale étant faible, des formulations associées à la pipérine ou liposomales sont étudiées. Les probiotiques ont également été testés en pancréatite aiguë sévère, mais l'essai PROPATRIA (2008, The Lancet) a montré une mortalité accrue dans le groupe traité, ce qui a conduit à une grande prudence sur cet usage spécifique. Cet exemple rappelle qu'une approche « naturelle » n'est jamais anodine et doit toujours être encadrée médicalement.
En accompagnement d'une pancréatite chronique stabilisée, et toujours après validation médicale, certaines plantes traditionnellement utilisées pour soutenir le confort digestif peuvent être discutées avec un professionnel de santé formé en phytothérapie. Le chardon-Marie (Silybum marianum) fait l'objet de recherches au sujet du foie, fréquemment concerné par les comorbidités de la pancréatite ; ces données restent du domaine de la recherche et de l'usage traditionnel. L'artichaut est traditionnellement associé à la sécrétion biliaire et au confort digestif des repas riches en graisses. Aucune de ces plantes ne traite la pancréatite ni ne remplace un traitement.
Les enzymes pancréatiques de substitution (pancréatine), prescrites par un gastro-entérologue dans les formes chroniques avec maldigestion confirmée, ne sont pas un complément alimentaire mais un traitement médical à part entière. Elles sont titrées en unités lipase, prises au début et au milieu des repas, et peuvent être associées à une supplémentation en vitamines liposolubles (A, D, E, K) souvent déficientes en cas d'insuffisance pancréatique.
Une pancréatite aiguë est une urgence médicale qui nécessite une hospitalisation rapide pour évaluation, hydratation intraveineuse, contrôle de la douleur et surveillance des fonctions vitales. Les signes qui doivent conduire à un appel immédiat au 15 (ou au 112 dans l'Union européenne) sans attendre sont les suivants.
À noter — Reconnaître une pancréatite aiguë
Une douleur abdominale intense située dans la partie haute du ventre (épigastre), souvent transfixiante (irradiant en arrière vers le dos), évoluant en barre ou en ceinture, qui s'aggrave en position couchée et s'atténue en position penchée en avant, et qui dure plus d'une heure sans amélioration : ce tableau impose un avis médical immédiat, en particulier s'il s'accompagne de nausées, vomissements répétés, fièvre, jaunisse ou distension abdominale.
D'autres signaux justifient une consultation rapide chez un médecin sans attendre la consultation programmée : amaigrissement involontaire de plus de 5 % du poids corporel en quelques semaines, selles grasses et flottantes (stéatorrhée), apparition récente d'un diabète sans antécédent familial, fatigue inhabituelle persistante. Ces éléments peuvent orienter vers une pancréatite chronique débutante ou une insuffisance pancréatique exocrine, dont la prise en charge précoce améliore significativement le pronostic et la qualité de vie.
Une douleur abdominale intense, souvent localisée sous les côtes et irradiant vers le dos, accompagnée de nausées, de vomissements, de fièvre et d’un rythme cardiaque accéléré, constitue le tableau le plus fréquent. Ces symptômes imposent une consultation médicale en urgence.
La prise en charge relève exclusivement du corps médical : hospitalisation, mise au repos du tube digestif, traitement de la douleur et prise en charge de la cause sous-jacente (calculs, alcool, médicaments). Aucune approche naturelle ne peut s’y substituer.
La réduction de la consommation d’alcool, l’arrêt du tabac, une alimentation équilibrée et le suivi d’éventuels troubles biliaires sont les principaux leviers d’hygiène de vie reconnus. Ils réduisent l’exposition aux facteurs de risque sans garantir l’absence de survenue.
Un régime pauvre en graisses, fractionné en petits repas, est généralement recommandé après une crise. Les modalités précises doivent être définies avec votre médecin ou un diététicien.
Non. Les usages traditionnels de la phytothérapie et les compléments cités dans cet article n’ont qu’une vocation d’accompagnement du confort digestif. Ils ne constituent en aucun cas un traitement, ne soignent ni ne préviennent la pancréatite, et ne dispensent d’aucun suivi médical.
La pancréatite peut avoir plusieurs origines et prendre différentes formes. Elle est généralement très douloureuse et nécessite une prise en charge médicale. Les mesures d’accompagnement présentées ici — alimentation adaptée, hygiène de vie, arrêt de l’alcool et du tabac — soutiennent le confort et la qualité de vie des personnes concernées, en complément du suivi médical. Elles ne remplacent ni le diagnostic, ni l’expertise médicale, ni les traitements prescrits.