Vous possédez un compte ?
Connectez-vous pour payer plus vite.
La vitamine C est une vitamine essentielle qui intervient dans des centaines de réactions de l’organisme. Elle participe notamment à la formation normale du collagène, une protéine qui entre dans la structure de la peau, des ligaments et des os. La vitamine C contribue aussi au fonctionnement normal du système immunitaire, à protéger les cellules contre le stress oxydatif et améliore l’absorption du fer d’origine végétale. Autant de fonctions bien documentées qui en font une vitamine très polyvalente. Pourtant, plusieurs idées reçues lui collent à la peau. La plus tenace : la vitamine C empêcherait de dormir. À doses alimentaires et aux doses usuelles de complément, cette crainte n’est pas fondée.
Pas de complément alimentaire à base de vitamine C, ni de verre de jus d’orange avant d’aller dormir, sous peine de ne pas trouver le sommeil. C’est ce que vous pensez ? Détrompez-vous. La croyance selon laquelle la vitamine C perturberait le sommeil ne vient pas de nulle part. Elle est en réalité liée aux premiers produits enrichis en vitamine C proposés au siècle dernier : sur l’emballage, il était souvent indiqué d’éviter la prise en fin de journée, à cause d’un effet jugé « légèrement stimulant ». La vitamine C participe en effet à la synthèse de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans l’éveil — mais pas au point de troubler le sommeil aux doses habituelles.
Aucune étude ne montre qu’un apport alimentaire ou complémentaire usuel de vitamine C, pris avant le coucher, perturbe le sommeil.
À doses courantes, cet effet sur la dopamine ne suffit pas à vous maintenir éveillé ni à gêner l’endormissement. Aucune étude ne montre qu’un apport alimentaire ou complémentaire usuel de vitamine C, pris avant le coucher, perturbe le sommeil. À moins d’être particulièrement sensible, vous pouvez donc consommer des produits riches en vitamine C le soir. Pour rappel, il reste préférable d’éviter un repas copieux juste avant de se coucher : c’est la digestion, et non la vitamine C, qui peut alors rendre l’endormissement plus compliqué.

Aux apports habituels, la vitamine C consommée le soir ne modifie pas non plus les cycles de sommeil. Il est important de le préciser : ce n’est pas seulement la phase d’endormissement qui n’est pas affectée, mais le sommeil dans son ensemble, sans gêne particulière au réveil. La littérature sur le sujet est ancienne et limitée. Un essai contrôlé de 1975, mené chez 18 jeunes hommes, a mesuré l’effet de la vitamine C sur l’électroencéphalogramme (EEG) : une dose très élevée (4 000 mg, soit l’équivalent d’une mégadose) modifiait certains paramètres de l’EEG par rapport au placebo, tandis qu’une faible dose (50 mg) ne produisait aucun effet mesurable (1). Autrement dit, c’est à des doses très supérieures aux apports usuels qu’un effet apparaît sur l’activité cérébrale — pas aux quantités apportées par l’alimentation ou un complément standard.
Lorsqu’on y pense, nous avons déjà tous mangé le soir des aliments riches en vitamine C, sans le moindre effet sur notre sommeil. Et il n’y a pas que les oranges ! Le kiwi, le chou, les poivrons, l’argousier ou encore le cassis comptent parmi les fruits et légumes les plus concentrés en vitamine C. En consommer le soir n’influe pas pour autant sur le sommeil. Le camu-camu, petit fruit d’Amérique du Sud, l’acérola et le goji sont également très riches en vitamine C.
Le kiwi, le chou, les poivrons, l’argousier ou encore le cassis comptent parmi les fruits et légumes les plus concentrés en vitamine C.
Quelle est la dose de vitamine C conseillée ? La référence nutritionnelle pour la population adulte se situe autour de 110 mg par jour selon l’ANSES, un peu plus chez les fumeurs et pendant la grossesse ou l’allaitement (2). Ces apports sont sans danger. À doses nettement plus élevées (au-delà d’environ 1 000 mg par jour), quelques effets indésirables sont possibles, surtout des troubles gastro-intestinaux passagers (inconfort digestif, diarrhée). Les besoins peuvent aussi varier selon la physiologie de chacun et le mode de vie : chez les sportifs très entraînés, par exemple, les besoins en vitamine C sont parfois majorés. Pour celles et ceux qui souhaitent un apport complémentaire, une vitamine C liposomale peut accompagner une alimentation déjà riche en fruits et légumes.

La vitamine C est une vitamine hydrosoluble sensible à la chaleur et à la lumière. On privilégie donc les sources fraîches et crues quand c’est possible. Les valeurs ci-dessous sont indicatives (teneur pour 100 g).
| Aliment (100 g) | Vitamine C | Remarque |
|---|---|---|
| Acérola (poudre) | ≈ 1700 mg | Concentré naturel |
| Cynorhodon (baie d’églantier) | ≈ 850 mg | Tisanes et infusions |
| Goyave | ≈ 230 mg | Cru |
| Cassis | ≈ 180 mg | Cru, se congèle bien |
| Poivron rouge cru | ≈ 160 mg | Privilégier le cru |
| Persil frais | ≈ 130 mg | À ajouter en finition |
| Kiwi | ≈ 90 mg | 1 fruit ≈ 90 mg |
| Orange | ≈ 53 mg | 1 fruit ≈ 70 mg |
| Citron | ≈ 53 mg | Jus + zeste |
Les besoins varient selon l’âge, le tabagisme et la situation physiologique. Les repères ci-dessous s’appuient sur les références nutritionnelles de l’ANSES (2).
| Profil | Apport conseillé |
|---|---|
| Adulte non-fumeur | 110 mg/j |
| Adulte fumeur | + 35 mg supplémentaires |
| Femme enceinte | 120 mg/j |
| Femme allaitante | 170 mg/j |
| Sportif très entraîné | besoins parfois majorés |
| Seuil de prudence (complément) | au-delà de ~1000 mg/j : risque de troubles digestifs |
Pour aller plus loin — Découvrez aussi notre dossier sur la vitamine D et sur la vitamine E.
Non. Aux doses apportées par l’alimentation ou par un complément standard, aucune étude ne montre d’effet sur l’endormissement ou la qualité du sommeil. L’idée vient surtout d’anciens emballages qui déconseillaient la prise le soir par précaution.
Oui, dans la majorité des cas. Un jus d’orange ou un complément le soir ne perturbe pas le sommeil aux doses usuelles. Si vous vous sentez particulièrement sensible, vous pouvez simplement décaler la prise plus tôt dans la journée.
La référence ANSES pour l’adulte est d’environ 110 mg par jour, un peu plus chez les fumeurs et pendant la grossesse ou l’allaitement. Au-delà de ~1000 mg par jour, des troubles digestifs passagers peuvent apparaître.
L’acérola, le cynorhodon, la goyave, le cassis, le poivron rouge cru, le kiwi, le persil frais ou encore l’argousier figurent parmi les plus concentrés — bien devant l’orange. La cuisson et la lumière dégradent la vitamine C, d’où l’intérêt du cru.
Elle participe à la synthèse de la dopamine, un neurotransmetteur lié à l’éveil. Mais aux apports courants, cet effet reste très modeste et ne suffit pas à gêner le sommeil. Seule une étude ancienne a observé un effet sur l’électroencéphalogramme à dose très élevée (4 000 mg).