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L’argousier est une plante assez méconnue en France, malgré la richesse nutritionnelle de son fruit. Pour mieux la comprendre, il est intéressant de se plonger dans son histoire et ses origines. Voici ce qu’il faut savoir sur l’argousier, l’arbuste et le fruit !
L’Argousier (Hippophae rhamnoides L.) ou Sea buckthorn, de son nom anglophone, est un arbuste. Plus précisément, il s’agit d’une espèce d’arbrisseau dioïque et épineux, qui produit de petites baies comestibles. L’argousier est un membre de la famille des Elaeagnaceae. D’ailleurs, « argousier » est le nom donné au genre Hippophae, qui comprend au total six espèces : H. rhamnoides, H. salicifolia, H. gyantsensis, H. goniocarpa, H. tibetana et H. neurocarpa. L’espèce que nous évoquons dans nos articles est celle qui présente le plus d’intérêt horticole : Hippophae rhamnoides L. Cette espèce se divise aussi en neuf sous-espèces, qui forment des populations assez bien délimitées en fonction des sites géographiques où elles se développent.
Cet arbre, qui appartient à la famille des Elaeagnaceae, est originaire des zones tempérées d’Asie et d’Europe. Il est donc présent dans une vingtaine de pays différents. L’argousier est particulièrement bien représenté en Asie, dans les régions subtropicales, notamment en altitude.
Ainsi, l’argousier est une plante originaire des continents asiatique et européen. En Europe, on la trouve sur les dunes côtières de la mer Baltique. Elle est alors présente en Allemagne, en Pologne, en Hollande, en Finlande et en Lettonie. En France et en Italie, on trouve des lieux propices à son développement notamment sur les bordures des lacs sablonneux et des rivières. En Asie, l’argousier apprécie les régions de l’Altaï (frontière entre la Russie et la Mongolie) ainsi que l’Himalaya. L’arbuste est aussi très présent en Chine. Dans ces zones, l’argousier choisit les sites sablonneux ou rocailleux.
Il semblerait aussi qu’une petite population d’argousier se soit naturalisée au Québec, dans la région de Malartic (Abitibi), après l’importation de semences par des immigrants, au milieu du siècle dernier. La plante aime se développer dans les dépôts miniers et y trouve des conditions idéales.

L’argousier est une plante que les Européens et les Asiatiques côtoient depuis des milliers d’années. D’ailleurs, celui que l’on nomme l’Hippophae rhamnoides a porté différents noms au cours de l’histoire. L’argousier était traditionnellement utilisé en médecine tibétaine comme fortifiant et dans diverses préparations. En Grèce, l’argousier aurait été mentionné par de grands noms de la médecine antique, dont Pline l’Ancien (1). On raconte que les chevaux nourris de baies d’argousier prenaient de l’embonpoint et que leur robe devenait plus soyeuse — une origine possible du nom Hippophae, littéralement « cheval brillant ».
En raison de la présence de mentions d’argousier dans les écrits anciens, on estime que son utilisation remonte à l’Antiquité. En Grèce et dans diverses médecines traditionnelles (japonaise, chinoise, tibétaine et ayurvédique), la baie d’argousier était consommée pour ses vertus tonifiantes réputées. Elle était également appréciée dans les soins de la peau et des muqueuses, en raison de sa composition nutritionnelle particulièrement dense.
Aujourd’hui, l’argousier est en pleine conquête de l’Amérique du Nord. Implanté au Québec depuis quelques décennies, il connaît un succès croissant outre-Atlantique et dans le reste du monde. La Chine le cultive en masse pour répondre à la demande : plusieurs centaines de produits y sont fabriqués, des compléments alimentaires aux jus, sans oublier les crèmes et onguents. Son goût acidulé séduit aussi en cuisine, dans la confection de confitures ou de jus. La recherche s’intéresse elle aussi à la composition de l’argousier. Sa teneur en vitamine C retient particulièrement l’attention, mais ce n’est pas sa seule qualité.
En phytothérapie, ce sont les fruits de l’argousier et leurs graines qui sont utilisés et consommés. Justement, qu’apporte cette petite baie sur le plan nutritionnel ?

Ce qui rend l’argousier aussi intéressant, c’est son fruit : une petite baie orange, comestible et goûteuse. Il renferme une étonnante concentration d’acide ascorbique, plus connu sous le nom de vitamine C. La baie d’argousier contient environ 360 milligrammes de vitamine C pour 100 grammes de fruit (2), soit une teneur nettement supérieure à celle de l’orange. Elle figure ainsi parmi les fruits les plus concentrés en acide ascorbique. Cette vitamine C s’y associe à des flavonoïdes, des caroténoïdes et divers polyphénols (3). Selon les allégations de santé autorisées par la réglementation européenne, la vitamine C contribue à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système immunitaire, à réduire la fatigue et à protéger les cellules contre le stress oxydatif — dès lors qu’elle est apportée en quantité significative. Ces effets sont attachés au nutriment lui-même, pas à la baie.
La baie d’argousier fait l’objet de travaux de recherche portant sur certains paramètres métaboliques, notamment les taux de lipides sanguins. Des études, principalement précliniques ou de petite taille chez l’humain, ont exploré son effet possible sur les triglycérides, le cholestérol et l’alimentation ou la glycémie. Ces données restent toutefois préliminaires et hétérogènes ; elles sont présentées à titre informatif.
Nous l’avons rapidement évoqué : la baie contient de la vitamine A. Dans l’organisme, il existe plusieurs formes actives de vitamine A, dont le rétinol. Selon les allégations de santé autorisées, la vitamine A contribue au maintien d’une vision normale, au maintien d’une peau normale, ainsi qu’au fonctionnement normal du système immunitaire — là encore, l’allégation vise le nutriment apporté en quantité significative.
Par ailleurs, les baies d’argousier contiennent du bêta-carotène, un pigment caroténoïde qui est un précurseur de la vitamine A. Les caroténoïdes de l’argousier font actuellement l’objet de recherches pour mieux caractériser leur rôle ; les conclusions restent à confirmer.
Les médecines traditionnelles d’Asie prêtent depuis longtemps à l’argousier, et plus particulièrement à sa baie, des vertus tonifiantes. Sur le plan nutritionnel, on peut rappeler que la vitamine C, présente en grande quantité dans le fruit, contribue à réduire la fatigue et à un métabolisme énergétique normal. Le petit fruit orange renferme par ailleurs d’autres nutriments : des vitamines (A, B1, B2, E, K et P), des acides gras variés (oméga-7, oméga-9, oméga-3 et oméga-6) ainsi que des minéraux et oligo-éléments (4). Parmi eux figurent le fer, le calcium, le phosphore, le manganèse et divers autres minéraux.

Cette composition dense justifie l’intérêt que les civilisations anciennes, puis la recherche contemporaine, ont porté à l’argousier. Elle explique aussi sa place croissante dans l’alimentation et les compléments alimentaires.
Dans la composition de la baie d’argousier, on trouve des acides gras insaturés variés : des acides gras mono-insaturés (oméga-7, dont l’acide palmitoléique, et oméga-9) et polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6). Ces nutriments participent au fonctionnement normal de l’organisme et à l’intégrité des cellules. Il est rare de trouver une telle diversité d’acides gras réunie dans un même fruit, ce qui contribue à la singularité de l’argousier.
La richesse de la baie en composés antioxydants (vitamine C, caroténoïdes, flavonoïdes) fait par ailleurs l’objet de nombreux travaux de recherche. Ces données, encore majoritairement précliniques, cherchent à mieux comprendre le rôle de ces composés.
Ce petit arbuste offre un fruit à la composition nutritionnelle remarquable, que nous avons intérêt à consommer plus souvent. Le jus d’argousier est l’une des façons les plus simples d’en profiter au quotidien. Chez Natura Force, notre Vitamine C liposomale et nos Multivitamines à haute assimilation constituent, par ailleurs, des sources ciblées de vitamines pour compléter une alimentation variée.
L'argousier est avant tout un fruit qui se consomme frais ou transformé. Le tableau ci-dessous présente les principales formes disponibles, dans l'ordre de leur intérêt nutritionnel et pratique.
| Forme | Caractéristiques | Usage recommandé |
|---|---|---|
| Baies fraîches | Forme la plus complète nutritionnellement. Récolte saisonnière (août-octobre). | Consommation directe (acidité forte), incorporation dans yaourts ou compotes. |
| Jus pur d'argousier | Conserve l'essentiel des vitamines et des composés végétaux. À consommer pur ou dilué. | 1 à 2 cuillères à soupe par jour, dilué dans de l'eau ou un jus. |
| Sirop / nectar d'argousier | Plus sucré, moins concentré en nutriments. Goût plus accessible. | 1 cuillère à soupe par jour comme accompagnement. |
| Huile d'argousier (pulpe) | Riche en oméga-7 (acide palmitoléique) et en vitamine E. Pression à froid. | Usage cosmétique principalement (peau, muqueuses) ou alimentaire en petite quantité. |
| Poudre d'argousier (lyophilisée) | Conservation longue, concentration en nutriments. Goût acide marqué. | 1 à 2 cuillères à café dans un smoothie ou yaourt. |
| Gélules / extraits secs | Forme la moins courante. Standardisation des actifs. | Usage moins prioritaire pour ce fruit, suivre les indications du fabricant. |
Les baies d'argousier comptent parmi les fruits les plus riches en vitamine C et en caroténoïdes. Le tableau ci-dessous résume leur composition indicative pour 100 g de baies fraîches (teneurs variables selon la sous-espèce, la maturité et l'origine).
| Nutriment (pour 100 g) | Teneur indicative |
|---|---|
| Vitamine C | 200-1500 mg (très variable) |
| Caroténoïdes (β-carotène, lycopène) | 30-40 mg |
| Vitamine E | 3-5 mg |
| Acide palmitoléique (oméga-7) | présent dans la pulpe |
| Flavonoïdes (quercétine, isorhamnétine) | concentration élevée |
| Énergie | ≈ 80 kcal |
Oui. Selon les mesures publiées, la baie d'argousier renferme environ 360 mg de vitamine C pour 100 g, contre environ 50 mg pour une orange, soit plusieurs fois plus. La teneur reste toutefois très variable selon la sous-espèce, l'origine et la maturité des baies (fourchette rapportée : 200 à 1500 mg/100 g).
L'oméga-7 désigne principalement l'acide palmitoléique, un acide gras mono-insaturé concentré dans la pulpe et l'huile d'argousier. C'est l'une des particularités du fruit, peu de végétaux en contenant en quantité notable. On le retrouve surtout dans l'huile de pulpe, utilisée en cosmétique comme en alimentaire.
La baie fraîche est très acide et se prête surtout aux préparations (compotes, yaourts). Le jus pur, dilué dans de l'eau à raison d'une à deux cuillères à soupe par jour, reste la forme la plus courante. La poudre lyophilisée s'intègre aux smoothies, et l'huile de pulpe s'utilise plutôt en application cosmétique.
Le fruit est globalement bien toléré dans le cadre d'une consommation alimentaire courante. Par prudence, les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes sous traitement chronique demanderont un avis médical avant d'utiliser des compléments concentrés. En cas de terrain allergique, introduire de petites quantités et rester attentif à la tolérance.
Privilégiez les fabricants transparents sur l'origine des baies, le mode de transformation (pression à froid pour l'huile, pasteurisation douce pour le jus) et l'absence de sucres ajoutés pour le jus pur. Une étiquette précisant la teneur en vitamine C et la part de pur jus constitue un bon repère.