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Peut-on développer sa masse musculaire en étant végétarien ou végétalien ? Oui, à condition d'optimiser ses apports en protéines, fer, vitamine B12 et oméga 3 EPA/DHA. Cet article fait le point sur les sources de protéines végétales, les associations alimentaires et les compléments utiles pour les sportifs au régime végétarien.
Généralement, la première critique que l'on adresse aux végétariens (qui ne mangent pas de viandes) et aux végétaliens (qui ne consomment aucun produit issu de l'exploitation animale), c'est qu'ils ne peuvent être en bonne santé - et encore moins musclés - à cause d'une probable carence en protéines. De même, avec toutes ces idées reéues, de nombreux végétariens eux-mêmes, se demandent s'il est possible de se muscler en ayant un tel régime alimentaire. Nous avons donc décidé de répondre cette fameuse question...
Beaucoup de personnes (notamment celles qui ne sont pas végétariennes) pensent que les protéines ne peuvent se trouver que dans la viande, le poisson, les crustacés ou toute autre chair animale, et que de ce fait les végétariens sont forcément carencés. Ce qui est complétement faux. Dans notre environnement, de nombreux aliments d'origine végétale sont concentrés en protéines, sans être composés de chair animale. La seule chose à laquelle ils doivent faire attention, c'est à leur consommation de vitamine B12 presque exclusivement concentrée dans des produits d'origines animales.
Bien que disponible dans les noix et certaines graines, elle n'est pas assez présente pour maintenir un taux correct. De ce fait, se complémenter en B12 est nécessaire quand on est végétarien ou végétalien. La vitamine B12, appelée aussi cobalamine, est essentielle à la croissance, au fonctionnement du système nerveux, à la formation des globules rouges et au fonctionnement cellulaire global du corps humain. Autrement dit, il s'agit d'une vitamine essentielle pour le bon fonctionnement du corps humain.

Comme nous le disions plus haut, il existe des aliments riches en protéines, pouvant remplacer la consommation de viande. En effet, pour fabriquer de la masse musculaire, le corps a besoin d'acides aminés particuliers que nous retrouvons dans les protéines, quel que soit leur origine (animale ou végétale). Cependant, la protéine animale (qui disposes d'acides aminés essentiels) résulte d'une combinaison qui ne peut se faire dans la protéine végétale. Pourtant, afin de consommer assez de protéines pour permettre un bon développement musculaire, un végétarien à plusieurs choix qui s'offrent à lui :
Bon à savoir : une absence de protéines animales peut entraîner des carences en zinc, qui - sur le long terme - peuvent devenir très mauvaises pour la santé (apparition de téches sur la peau, fragilité des cheveux, affaissement des défenses immunitaires, fatigue générale du corps et perte d'appétit). Hors, le zinc se trouve principalement dans les produits animaux et notamment les huétres.
Cependant, il est possible de compenser cette perte en mangeant des lentilles ou du pain complet (les céréales complète comptent également). Si jamais vous avez des doutes, n'hésitez pas à faire un bilan sanguin total, afin d'être sûr de ne pas souffrir de carence. Si jamais, cela devait être le cas, il existe toujours la solution des cures de compléments alimentaires concentrés en zinc.
Voici un exemple de routine alimentaire que vous pouvez mettre en place - en tant que végétarien - si vous souhaitez développer de la masse musculaire. Tous les aliments cités peuvent être remplacés par d'autres, disposant du même apport énergétique.
Si vous ne le savez pas, dans le domaine de la musculation, l'action de à sécher à est de réduire au maximum la masse graisseuse du corps. Tout en conservant - évidemment - un maximum de masse sèche (musculeuse, mais dénuée de graisse). La sèche s'apparente à une sorte de régime hypocalorique très riche en protéine. Ainsi, le corps est obligé de creuser dans ses réserves de graisse pour produire de l'énergie. Une sèche ne doit pas excéder 8 à 12 semaines (selon la morphologie), au risque de se créer des carences.
On pourrait penser qu'il est difficile - pour un végétarien - de réaliser une période de sèche. Pourtant, s'il fait bien attention à son apport journalier de protéine, tout est possible. Voici donc un petit exemple de régime alimentaire à réaliser pendant une période de sèche (il est possible que le végétarien ait besoin de se supplanter en protéine durant cette période). Évidemment, comme le menu précèdent, ce dernier à adapter selon vos goéts, votre appétit et votre morphologie.
Bon à savoir : gardez à l'esprit que le fait d'être végétarien, lors de la sèche, peut-être un avantage non négligeable. grâce à votre éthique et votre régime alimentaire particulier, vous avez déjé l'habitude de manger beaucoup de fibres et de légumineuses. Durant la sèche, vous n'aurez qu'à vous occuper de la réduction des calories. Vous aurez également potentiellement moins de graisse à perdre, ce qui vous permettra de raccourcir votre période de sèche.
Attention : si vous sentez une fatigue trop importante, cela peut signifier que vous vous fatiguez trop durant vos phases d'entraînement ou bien que vous devriez prendre davantage de repos et de temps de récupération. Il est ainsi conseillé de réduire les charges et la durée des entraînements, durant une période de sèche. De même, votre régime ne doit pas être trop dure dés le départ. Il est préférable de commencer par une baisse de 100 à 200 calories les deux premières semaines, puis d'y aller progressivement.
J'ai une bonne nouvelle pour vous. Si vous parvenez à adapter votre régime alimentaire, à votre pratique sportive, vous pouvez suivre n'importe quel entraînement « classique ». Un végétarien va ainsi pouvoir bénéficier des mêmes prises musculaires qu'un omnivore.
L'important (? ne surtout pas oublier), c'est le repos après l'entraînement. Que vous soyez végétarien ou non, vous allez beaucoup solliciter votre organisme durant vos entraînements. De ce fait, le sommeil, ainsi que de bonnes phases de repos sont primordiales. En effet, ce n'est pas durant l'effort que vos muscles augmentent de volume, mais durant les phases de repos, qui surviennent après l'effort. Le sommeil est important, quand on pratique la musculation.
Comme nous l'avions dit plusieurs fois dans l'article, si vous êtes végétarien et que vous avez peur de ne pas consommer assez de protéines, vous pouvez utiliser des compléments alimentaires (qui compléteront votre alimentation mais ne la remplaceront pas). Voici quels sont les compléments pour lesquels vous pouvez opter.
Les protéines en poudre : il existe plusieurs types de protéines en poudre vegan à base de pois, de riz, de chanvre, de tournesol ou bien encore des mixes de protéines vegan. Il s'agit d'une solution pratique et facile à utiliser. Qui plus est, certaines de ces protéines en poudre sont enrichies en vitamine B12. Un complément plutôt idéal donc pour les végétariens !
Les algues : Elles sont riches en protéines et en acides aminés essentiels. Notamment le klamath, la chlorelle et la spiruline. Disponible sous la forme de poudre ou de comprimés, la spiruline est probablement l'un des compléments alimentaires les plus prisés chez les végétariens et les végétaliens. Elle contiendrait deux formes de vitamine B12, la première inactive mais la seconde est une forme active de vitamine b12 appelée méthylcobala.
Les BCAA à base de végétaux : Des acides aminés similaires à celles que vous trouverez dans la viande et qui sont nécessaires au bon développement du muscle. Les BCAA vont augmenter votre taux de synthèse de protéines. La Whey : elle peut être consommée par les végétariens car elle provient principalement des produits laitier, mais pas par les végétaliens donc qui ne consomment ni œufs ni laitages. Il existe deux types de whey : l'isolat de Whey et l'hydrosolat de Whey. La deuxiéme est la meilleure (en terme d'acides aminés), mais également la plus chére. Tout dépend de vos moyens. Il existe aussi des protéines en poudre à base d'œuf ou même de pois, de pois chiches, de chanvre ou de soja. Ces dernières sont très prisées chez les sportifs végétariens et végétaliens.
Aujourd'hui, il y a des bodybuildeurs très connus qui respectent un régime végétarien voire vegan. Leurs témoignages, expériences et entraînements sont très faciles à trouver sur internet. Si vous devez retenir des noms, retenez les suivants :
Vous savez maintenant tout sur la musculation et le végétarisme. N'hésitez pas à nous partager votre expérience et vos conseils aux débutants, ou pour nous aider à compléter cet article. Pour finir, que vous soyez débutant ou vétéran dans le domaine, nous vous souhaitons bon courage, pour la suite de vos entraînements !
Le tableau résume les repères principaux abordés dans cet article.
| Critère | Repère pratique |
|---|---|
| Catégorie | Compléments / aliments / pratiques selon sujet |
| Posologie type | Suivre les indications du fabricant |
| Durée de cure | 4 à 12 semaines selon objectif |
| Population à surveiller | Femmes enceintes/allaitantes, enfants, traitement chronique |
| Signes d'amélioration | 2-6 semaines pour les premiers effets ressentis |
| Précaution | Avis médical en cas de pathologie |
Oui. De nombreux athlètes professionnels et amateurs le démontrent. Les protéines végétales (pois, soja, riz, chanvre) bien dosées et associées couvrent les besoins. Quelques compléments (B12, oméga 3 d'algue, vitamine D) sont nécessaires.
Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots, soja), pseudo-céréales (quinoa, sarrasin), oléagineux (amandes, noix), graines (chia, courge, chanvre), produits à base de soja (tofu, tempeh), seitan (gluten).
À dose équivalente en leucine (~2,5 g par prise), les études montrent des effets comparables sur la synthèse protéique musculaire. La protéine de pois nécessite parfois une dose un peu plus élevée pour atteindre le même seuil de leucine.
Supplémentation obligatoire chez les vegan : 25 µg/jour ou 1 000 µg 2 fois/semaine, sous forme de cyanocobalamine ou méthylcobalamine. Les ovo-lacto-végétariens couvrent généralement leurs besoins via les œufs et produits laitiers, mais un dosage tous les 2 à 3 ans reste prudent. La carence en B12 peut mettre des années à apparaître mais ses conséquences neurologiques peuvent être irréversibles. Ne pas négliger ce point.
Le fer non héminique (légumineuses, épinards, graines) est moins bien absorbé. Optimisez en associant avec de la vitamine C (citron, kiwi, poivron) et en évitant le thé/café au repas. Bilan biologique annuel recommandé.
Oui, particulièrement : l'alimentation végétale n'apporte pas de créatine (présente uniquement dans la viande et le poisson). 3 à 5 g/jour permettent de combler ce déficit et soutiennent la performance, la force et certaines fonctions cognitives. La créatine monohydrate reste la forme la mieux étudiée et la moins chère. Les vegans bénéficient souvent davantage de la supplémentation que les omnivores déjà bien fournis par l'alimentation.
L'huile d'algue (riche en EPA/DHA, équivalent vegan de l'huile de poisson) est la meilleure option. Les sources ALA végétales (lin, chia, noix) sont peu converties en EPA/DHA chez l'humain (taux de conversion de 5 à 10 % seulement). Compter 250 à 500 mg d'EPA + DHA par jour pour les besoins de base, plus en cas de pratique sportive ou de période de stress. Conserver les huiles au réfrigérateur.