Qu'elle soit chronique ou occasionnelle, la constipation reste un véritable désagrément pour celles et ceux qui la subissent. Beaucoup s'interrogent alors sur le rôle du magnésium, un minéral souvent cité à propos du transit. Le magnésium, sous forme de complément alimentaire, peut s'inscrire dans une démarche d'ensemble : alimentation, hydratation, activité physique, et, lorsque c'est nécessaire, prise en charge médicale. Magnésium et constipation : voici, sans surpromesse, ce qu'il faut savoir pour y voir clair.
Dans le cadre de cet article, nous n'allons pas entrer dans le détail de tous les bienfaits du magnésium, puisque nous avons déjà consacré une page à cela. En revanche, son rôle vis-à-vis du transit nous intéresse tout particulièrement ici. Rappelons d'abord le cadre nutritionnel : le magnésium contribue à un métabolisme énergétique normal, à une fonction musculaire normale, au fonctionnement normal du système nerveux et à des fonctions psychologiques normales, et il aide à réduire la fatigue. Ces allégations encadrent les communications autorisées ; elles ne valent pas indication thérapeutique (3).
Un apport insuffisant en magnésium peut s'accompagner de signes variés : fatigue, crampes ou contractions musculaires, sensation d'engourdissement des extrémités, irritabilité. Et sans toujours le savoir, une partie de la population se situe sous les repères d'apport conseillés (1). Les causes possibles d'apports abaissés ou de besoins accrus sont multiples : âge, stress, grossesse, allaitement, sport intense, certaines situations de santé. Si vous avez le moindre doute concernant vos apports en magnésium, demandez conseil à un professionnel de santé : c'est toujours utile avant de commencer une cure.

Face à une constipation chronique ou occasionnelle, la première démarche repose le plus souvent sur des mesures hygiéno-diététiques : une alimentation plus riche en fibres, une hydratation suffisante (avec, si on le souhaite, une eau riche en magnésium), une activité physique régulière. La supplémentation en magnésium peut s'y greffer. Si ces mesures ne suffisent pas, un médecin reste le mieux placé pour proposer une prise en charge adaptée, qui peut inclure des laxatifs.
Sur le plan du transit, l'effet le mieux décrit de certains sels de magnésium est osmotique : à dose suffisante, ils augmentent la quantité d'eau retenue dans le tube digestif, ce qui peut ramollir les selles. Cet effet dépend beaucoup de la dose et de la forme : il est plus marqué avec les formes peu absorbées (oxyde, sulfate, hydroxyde, chlorure), qui restent davantage dans l'intestin (2). Il s'agit toutefois d'un effet de registre laxatif, à manier avec prudence : l'objectif d'une cure de confort n'est pas de provoquer une diarrhée. Pour rappel, le magnésium est par ailleurs souvent associé à la vitamine B6, présente dans de nombreux produits de supplémentation.
Si un apport trop faible peut peser sur le bien-être quotidien, un apport excessif via les compléments n'est pas anodin non plus. Les troubles digestifs (selles molles, diarrhée, inconfort abdominal) sont les premiers signes d'un excès apporté par les suppléments, et de fortes quantités peuvent avoir d'autres conséquences. C'est pourquoi les autorités de sécurité fixent une limite supérieure de sécurité de 250 mg/jour pour le magnésium issu des compléments alimentaires (hors magnésium apporté par l'eau et l'alimentation) (2). L'objectif n'étant pas de passer de la constipation à la diarrhée, mieux vaut s'en tenir aux doses indiquées par le fabricant ou conseillées par un professionnel de santé.

Toutes les formes de ce minéral ne se comportent pas de la même façon dans l'organisme : elles diffèrent par leur teneur en magnésium élément, par leur biodisponibilité et par leur tolérance digestive (2). Le chlorure de magnésium est l'une des formes les plus anciennement utilisées et reste très répandue. Le citrate de magnésium offre une bonne biodisponibilité et conserve un effet osmotique appréciable, ce qui explique qu'il soit souvent cité sur le sujet du transit.
Le bisglycinate de magnésium, lui, fait partie des formes chélatées les plus appréciées, notamment pour son assimilation et sa douceur digestive. C'est un atout pour les personnes au système digestif sensible, qui cherchent à couvrir leurs apports sans inconfort marqué.
| Forme de magnésium | Profil d'absorption | Tolérance digestive | À retenir |
|---|---|---|---|
| Oxyde | Faible (forme peu absorbée) | Effet osmotique marqué | Reste surtout dans l'intestin ; teneur élevée en élément |
| Chlorure | Modérée | Effet osmotique sensible | Forme traditionnelle, très répandue |
| Citrate | Bonne | Effet osmotique présent | Bon compromis absorption / sensation sur le transit |
| Bisglycinate | Bonne (forme chélatée) | Douce, bien tolérée | Privilégiée par les digestions sensibles |
Le pourcentage de magnésium élément affiché sur l'étiquette ne préjuge pas, à lui seul, de la quantité réellement assimilée : absorption et tolérance comptent autant que la teneur brute.
Associer le citrate et le bisglycinate de magnésium est une combinaison séduisante d'un point de vue nutritionnel : le citrate apporte une bonne biodisponibilité et garde un effet sensible sur le transit, tandis que le bisglycinate mise sur la douceur digestive. C'est précisément le parti pris de notre magnésium en gélules associant bisglycinate et citrate, formulé et contrôlé en France et enrichi en vitamine B6. La vitamine B6 aide l'organisme à utiliser le magnésium et contribue, comme lui, au fonctionnement normal du système nerveux et à réduire la fatigue. Côté assiette, on retrouve aussi le magnésium dans les céréales complètes, les légumineuses, le chocolat noir, les graines et les oléagineux : de quoi soutenir ses apports au quotidien.
La référence nutritionnelle pour la population (RNP) en magnésium se situe autour de 300 mg/jour chez la femme et 380 mg/jour chez l'homme adulte, à moduler selon l'âge, la grossesse ou l'allaitement (1). En pratique, beaucoup de compléments proposent des apports de l'ordre de 150 à 300 mg de magnésium élément par jour, à ajuster selon l'alimentation et le contexte (sport intensif, grossesse, situation de santé particulière). Pour une cure de confort orientée transit, une prise le soir est souvent privilégiée, et il est prudent de commencer à dose modérée pour évaluer la tolérance digestive.
La forme influe sur la biodisponibilité : les formes chélatées (citrate, bisglycinate) s'absorbent généralement mieux et sont mieux tolérées que les formes inorganiques les moins solubles. Rappelons la limite à ne pas franchir : 250 mg/jour de magnésium issu des compléments au-delà des apports alimentaires et de l'eau (2). En cas de complémentation prolongée, un point régulier avec un professionnel de santé permet d'ajuster sans excès.
Bon à savoir. Le « pourcentage d'élément » d'un sel de magnésium (par exemple plus élevé pour l'oxyde que pour le bisglycinate) indique la quantité de magnésium par milligramme de sel, mais pas la part réellement assimilée. Une forme très concentrée mais peu absorbée peut surtout agir dans l'intestin, là où une forme chélatée vise davantage la couverture des apports.
Le magnésium interagit avec plusieurs nutriments. Pris en même temps que de fortes doses de calcium, de zinc ou de fer, il peut entrer en compétition au niveau de l'absorption intestinale : espacer les prises de quelques heures limite ce phénomène. La vitamine B6, à l'inverse, est fréquemment associée au magnésium pour soutenir son utilisation par l'organisme.
Côté médicaments, les minéraux divalents comme le magnésium peuvent réduire l'absorption de certains antibiotiques (tétracyclines, fluoroquinolones), d'où l'intérêt d'espacer les prises. Certains diurétiques modifient au contraire les pertes urinaires de minéraux. En cas de traitement chronique, un échange avec votre médecin ou votre pharmacien est recommandé pour éviter les interactions.
Les signes d'un apport insuffisant en magnésium sont souvent peu spécifiques : fatigue persistante, crampes ou contractions musculaires, irritabilité, troubles du sommeil, baisse de tonus. Chez le sportif, une fatigue inexpliquée et une récupération moins bonne peuvent attirer l'attention. Seul un bilan biologique, interprété par un professionnel, permet d'objectiver la situation — le magnésium sanguin n'en reflète d'ailleurs qu'une partie.
Plusieurs profils méritent une attention particulière : sportifs d'endurance (pertes par la sueur), femmes enceintes ou allaitantes, personnes âgées (absorption intestinale parfois réduite), régimes végétaliens peu variés, prise prolongée de certains traitements (par exemple les inhibiteurs de la pompe à protons), ou suites de chirurgie digestive. Pour ces situations, un suivi médical avec dosage adapté est particulièrement justifié.
Une constipation passagère se résout souvent par l'ajustement de l'alimentation, de l'hydratation et de l'activité physique. Certains signaux, en revanche, justifient un avis médical sans attendre.
Pour aller plus loin — Découvrez aussi comment choisir parmi les différentes formes de magnésium.
Certains sels de magnésium ont un effet osmotique connu : à dose suffisante, ils augmentent l'eau retenue dans l'intestin et peuvent ramollir les selles. Cet effet dépend de la forme et de la dose. Le magnésium n'est pas pour autant un laxatif de référence ni un substitut à une prise en charge médicale d'une constipation qui dure.
Les formes peu absorbées (oxyde, chlorure, sulfate) restent davantage dans l'intestin et y exercent un effet osmotique plus marqué. Le citrate offre un bon compromis entre absorption et sensation sur le transit. Le bisglycinate, plus doux, est apprécié des digestions sensibles. Le choix dépend de votre objectif et de votre tolérance.
La référence nutritionnelle est d'environ 300 mg/jour chez la femme et 380 mg/jour chez l'homme adulte, alimentation comprise. Pour la part issue des compléments, la limite de sécurité est de 250 mg/jour au-delà des apports alimentaires et de l'eau. Mieux vaut commencer à dose modérée et suivre les indications du fabricant.
Oui, à dose trop élevée ou avec une forme très osmotique, le magnésium peut entraîner des selles molles voire une diarrhée. C'est un signe que la dose est excessive : il suffit en général de la réduire ou de changer de forme pour une option mieux tolérée comme le bisglycinate.
La vitamine B6 est fréquemment associée au magnésium car elle aide l'organisme à l'utiliser. Toutes deux contribuent au fonctionnement normal du système nerveux et à la réduction de la fatigue. C'est pourquoi de nombreux compléments, dont notre formule bisglycinate-citrate, l'incluent.
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