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La ménopause est un changement, une période très importante dans la vie d’une femme. Elle survient généralement autour des 45-55 ans de la femme mature. La ménopause traduit un état selon lequel une femme n’est plus en capacité d’enfanter, car la totalité de ses ovocytes ont été éliminés au cours de sa vie. Elle se traduit également par un arrêt définitif des règles, mais arrive également avec son lot d’effets secondaires désagréables, plus ou moins forts, à savoir : irritabilité, bouffées de chaleur, dérèglements hormonaux, prise de poids, baisse de libido, insomnies, sécheresse vaginale, etc…
Ces symptômes s’expriment d’une manière différente selon chaque femme et peuvent devenir réellement handicapants dans la vie de tous les jours. Pour accompagner cette période, certaines femmes se tournent vers des compléments alimentaires, dont le maca, une plante andine traditionnellement consommée que nous vous présentons dans cet article.

Le Maca (également appelé ginseng péruvien) est une plante vivace maraîchère, qui ressemble au radis et au cresson de jardin. Il ne peut pousser qu’en haute altitude (3 500 à 4 500 mètres) dans les hautes Andes du Pérou ou de Bolivie.
À la base, le Maca était consommé pour sa grande valeur nutritionnelle. Son tubercule était cuisiné et mangé à la manière des patates douces ou réduit en poudre (afin d’être conservé très longtemps) pour être consommé sous forme de gruau, de galettes ou crèmes. La poudre de Maca était, également, une monnaie d’échange contre des denrées d’autres régions. Aujourd’hui encore, on estime que les Péruviens des hauts plateaux consomment environ 500 grammes de Maca par jour.
Comme nous l’avons dit plus haut, le bouleversement hormonal qui accompagne la ménopause provoque de nombreux symptômes. Pour les prendre en charge, il existe des traitements médicaux (l’hormonothérapie substitutive), dont l’indication et la balance bénéfices-risques relèvent d’une évaluation médicale individuelle. Cette décision appartient au médecin et à la patiente.
Certaines femmes choisissent par ailleurs de s’orienter, en parallèle, vers des plantes traditionnellement consommées dans ce cadre. Le maca en fait partie. Il faut toutefois rester prudent : les données cliniques chez l’humain restent limitées, et la ménopause comporte souvent trois phases distinctes, dont le vécu varie d’une femme à l’autre.
Lors de la pré-ménopause, les femmes rencontrent fréquemment les symptômes suivants. Le maca en poudre est l’une des plantes que certaines femmes consomment durant cette période :
1. Les règles irrégulières : en période de pré-ménopause, les sauts de cycle (c’est-à-dire, le fait de ne pas avoir ses règles à un moment donné) sont fréquents et ne témoignent, en aucun cas, de la présence d’une grossesse. Ces sauts de cycle peuvent être perturbants et angoissants. Il peut y avoir également des saignements en dehors des périodes de règles ou l’apparition de polypes bénins qui peuvent augmenter le flux des menstruations.
2. Bouffées de chaleur et sueurs : les bouffées de chaleur sont fréquentes dès la pré-ménopause et peuvent se prolonger ensuite. Elles durent de quelques secondes à quelques minutes et peuvent s’accompagner de palpitations et de sueurs nocturnes. Le maca fait partie des plantes traditionnellement consommées durant cette période, sans qu’un effet sur ces symptômes soit démontré chez l’humain.
3. Les troubles de l’humeur : ces fortes variations d’hormones peuvent avoir certains effets sur le moral et les envies, comme une baisse de libido ou des changements d’humeur (irritabilité, stress important, tristesse sans raison apparente, etc…).
Le maca est traditionnellement présenté comme une plante « adaptogène ». Les preuves d’un effet hormonal chez l’humain restent limitées : il n’apporte pas d’hormones et ne fait pas disparaître les symptômes. Certaines femmes y trouvent un soutien dans le cadre d’une hygiène de vie globale.
Les femmes en pré-ménopause qui en consomment s’en tiennent souvent à 2 gélules (1 gramme) de maca par jour. Consommer du maca en amont de la ménopause est par ailleurs une habitude de certaines femmes, sans que cela garantisse un bénéfice sur les symptômes à venir.
Lors de la ménopause, chez de nombreuses femmes, les manifestations décrites en pré-ménopause sont plus marquées. S’y ajoute souvent un phénomène de sécheresse vaginale, qui peut rendre les rapports sexuels plus inconfortables. On observe parfois aussi une apparition plus importante de rides, liée à la sécheresse de la peau, ainsi qu’une prise de poids plus ou moins importante.
Le maca continue d’être consommé par certaines femmes durant cette phase. Il ne se substitue toutefois pas à un traitement médical : la prise en charge de la ménopause, et notamment la question d’une hormonothérapie, relève d’une décision médicale. Les femmes qui consomment du maca augmentent parfois la dose à 2 à 3 grammes (4 à 6 gélules) par jour selon leur ressenti.

On estime qu’une femme est en post-ménopause quand la ménopause est avérée (traduite par une aménorrhée – ou absence de règles – de plus de 1 an) et constatée par un médecin.
Les symptômes précédents tendent à diminuer petit à petit et le corps de la femme évolue, progressivement, de différentes manières, notamment au niveau biologique et génital :
1. Atrophie du vagin et de la vulve, qui peut favoriser des vaginites. 2. Atrophie de l’utérus et des ovaires, puisque toute reproduction n’est plus possible. 3. Augmentation des risques de prolapsus génital. 4. Au niveau des seins, on remarque une atrophie des glandes mammaires, remplacées par des tissus fibreux et graisseux. 5. La peau s’amincit, à cause de la baisse d’œstrogènes, marque plus facilement et se ride.
En post-ménopause, le maca reste consommé par certaines femmes, davantage pour son apport nutritionnel que pour un effet attendu sur les symptômes. Les besoins ressentis sont souvent moindres qu’en pleine ménopause : comme en pré-ménopause, 2 à 4 gélules au quotidien suffisent à celles qui en prennent.
Attention cependant : un complément alimentaire ne fait pas de miracle et ne remplace pas un traitement médical. En cas de symptômes gênants ou de questions, demandez conseil à votre médecin.
Le maca est une plante andine traditionnellement consommée, notamment durant la ménopause. Les données cliniques chez l'humain restent limitées : il n'apporte pas d'hormones et ne fait pas disparaître les symptômes. Il peut s'inscrire dans une hygiène de vie globale, sans se substituer à un avis médical.
En pré-ménopause et post-ménopause, les femmes qui en consomment s'en tiennent souvent à 1 g par jour (environ 2 gélules). Pendant la ménopause, certaines augmentent à 2 à 3 g par jour (4 à 6 gélules) selon leur ressenti. Mieux vaut commencer prudemment puis ajuster.
Non. Le maca est parfois consommé en parallèle, mais il ne se substitue pas à un traitement médical. Toute décision concernant un THS ou son arrêt doit se prendre avec un médecin.
La régularité prime : une prise quotidienne pendant plusieurs semaines, généralement le matin ou en début de journée. Une cure de quelques semaines suivie d'une pause constitue un cadre raisonnable.
Le maca est globalement bien toléré, mais les femmes sous traitement hormonal, ayant des antécédents de cancers hormono-dépendants, ou sous traitement chronique doivent demander un avis médical avant d'en consommer. En cas de doute, consultez votre médecin.