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La griffe du chat (Uncaria tomentosa) est une liane amazonienne traditionnellement utilisée en Amérique du Sud. Elle doit son nom populaire à la forme de ses épines, qui rappellent des griffes. Voici ce que l'on sait aujourd'hui de sa composition, de son usage traditionnel et des données de recherche disponibles.
La griffe du chat est une plante originaire du Pérou et plus généralement d'Amérique latine. C'est une liane appartenant à la famille des Rubiaceae. Communément appelée « liane du Pérou », elle tient son nom de sa forme particulière, qui rappelle celle de griffes. C'est dans la forêt amazonienne qu'on la trouve : à l'état sauvage, elle ne pousse nulle part ailleurs. La liane du Pérou est une plante grimpante qui croît le long des arbres.
On utilise généralement l'écorce, les racines et les feuilles de la griffe du chat. L'écorce contient des alcaloïdes tétracycliques et oxindoliques pentacycliques, ainsi que des composés polyphénoliques (tanins, flavonoïdes, proanthocyanidines) et des glucosides triterpéniques. C'est cette richesse en molécules végétales qui explique l'intérêt porté à cette plante par la recherche en phytochimie.
Les composés actifs de la griffe du chat sont nombreux et diversifiés, ce qui explique l'intérêt de la recherche scientifique pour cette plante. Voici, sujet par sujet, ce que rapportent l'usage traditionnel et les études disponibles à ce jour — en distinguant clairement leur niveau de preuve.
La griffe du chat possède une composition naturellement riche en polyphénols : flavonoïdes, tanins et composés phénoliques figurent parmi ses constituants les mieux documentés. Ces molécules font partie de la famille des antioxydants alimentaires, dont le rôle dans la lutte contre le stress oxydatif cellulaire est étudié depuis plusieurs décennies.
Le cuivre, le manganèse ou encore la vitamine C, lorsqu'ils sont apportés en quantité significative par l'alimentation, contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif (allégation de santé autorisée par le règlement (UE) 432/2012). La griffe du chat n'est pas une source de ces nutriments à dose définie ; elle s'inscrit plutôt, par ses polyphénols, dans une alimentation globalement diversifiée et riche en végétaux.

La griffe du chat est traditionnellement utilisée en Amérique du Sud dans le cadre de démarches liées au confort articulaire. Un essai randomisé en double aveugle mené sur 40 personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde active a observé, après 24 semaines de prise d'un extrait d'écorce, une réduction plus marquée du nombre d'articulations douloureuses par rapport au placebo (Mur et al., 2002) (1). Il s'agit d'un essai clinique de taille modeste : les effets observés restent limités et ne permettent pas de conclure à une efficacité comparable à un traitement médicamenteux. Cette plante reste utilisée en usage traditionnel et complémentaire, jamais en remplacement d'une prise en charge médicale de la polyarthrite rhumatoïde, maladie auto-immune qui nécessite un suivi spécialisé.
Un autre essai contrôlé, mené sur 45 personnes souffrant d'arthrose du genou, a comparé un extrait lyophilisé de griffe du chat à un placebo sur quatre semaines : le score de douleur diminuait davantage dans le groupe traité, sans changement notable sur le gonflement articulaire ni la douleur nocturne (Piscoya et al., 2001) (2). Ces résultats, obtenus sur de petits effectifs et sur des durées courtes, restent préliminaires : ils ne permettent pas d'affirmer que la griffe du chat traite ou réduit l'inflammation articulaire de façon générale. D'autres essais de plus grande ampleur seraient nécessaires pour confirmer ces observations.
En Amazonie, la griffe du chat est traditionnellement surnommée « plante de l'immunité » et utilisée dans la médecine populaire péruvienne. Des travaux en laboratoire (in vitro et sur modèles animaux) ont étudié l'activité de certains alcaloïdes de la plante sur des cellules immunitaires et sur des virus en culture. Ces données restent à un stade préclinique, sans étude clinique robuste chez l'humain pour les confirmer.
La griffe du chat ne remplace en aucun cas un traitement médical contre une infection virale ou bactérienne, ni une vaccination. En cas d'infection, consultez un professionnel de santé.

La griffe du chat intéresse la recherche en phytochimie, et des études sont en cours sur plusieurs de ses constituants. Certains travaux préliminaires explorent son intérêt potentiel dans des contextes très divers (troubles digestifs, cicatrisation cutanée), mais ces pistes de recherche n'ont pas, à ce jour, débouché sur des données cliniques suffisantes chez l'humain pour en tirer une quelconque conclusion d'usage. Nous ne relayons pas ici les allégations non étayées que l'on trouve parfois en ligne (notamment autour de la maladie de Lyme ou du cancer) : en l'état des connaissances, aucune donnée clinique solide ne permet de les soutenir, et ces pathologies relèvent exclusivement d'une prise en charge médicale.
Avant de consommer une plante comme la griffe du chat, mieux vaut s'assurer de pouvoir le faire en toute sécurité. Nous vous conseillons de solliciter un avis médical avant de commencer une cure, en particulier si vous êtes concerné par l'une des situations ci-dessous.
Par ailleurs, certains auteurs signalent un possible effet sur la pression artérielle : les personnes suivies pour des troubles artériels ou une hypertension sont invitées à demander conseil à leur médecin avant toute cure.

Les effets secondaires liés à la consommation de griffe du chat sont rares lorsque les dosages usuels sont respectés. Des troubles gastro-intestinaux légers (nausées, diarrhée) ont toutefois été rapportés. Ils sont le plus souvent passagers et disparaissent à l'arrêt de la consommation. Les essais cliniques disponibles rapportent une bonne tolérance générale sur les durées testées (quatre à vingt-quatre semaines), sans modification des marqueurs hépatiques (2).
Comme elle ne pousse qu'en pleine Amazonie, la griffe du chat n'est pas une plante que l'on trouve facilement en dehors de sa forme de complément alimentaire. Son écorce est réduite en poudre et se consomme le plus souvent en gélules. Il est conseillé de choisir des produits à base de liane du Pérou originaires d'Amérique du Sud, issus d'une agriculture biologique et durable, et conditionnés dans des laboratoires respectant des contrôles qualité stricts — comme notre complexe pour les articulations, qui associe plusieurs actifs dans une formulation pensée pour le confort articulaire au quotidien.
La griffe du chat est une plante amazonienne singulière, dont l'usage traditionnel est ancien et la composition en polyphénols bien documentée. Les données de recherche disponibles sur le confort articulaire restent préliminaires, avec de petits effectifs et des durées courtes. Pour un accompagnement du confort articulaire au quotidien, elle peut trouver sa place aux côtés d'autres actifs reconnus comme le curcuma ou le collagène marin, dans le cadre d'une hygiène de vie globale.
Deux essais cliniques de petite taille suggèrent une réduction de la douleur articulaire chez des personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde ou d'arthrose du genou, sur des durées de 4 à 24 semaines. Les effectifs restent modestes et ces résultats préliminaires ne permettent pas de parler d'un traitement de l'arthrite : la prise en charge médicale reste la référence pour ces pathologies.
La griffe du chat est traditionnellement associée à l'immunité en Amazonie, mais aucune étude clinique solide chez l'humain ne démontre à ce jour un effet sur les défenses immunitaires. Les travaux disponibles se limitent à des essais en laboratoire. Elle ne remplace ni une alimentation équilibrée, ni un avis médical en cas d'infection.
Elle est déconseillée aux personnes atteintes d'une maladie auto-immune, sous traitement immunosuppresseur, greffées, sous anticoagulants, ainsi qu'aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants de moins de trois ans. Un avis médical préalable est recommandé dans ces situations, et avant toute intervention chirurgicale.
Elle se consomme le plus souvent en gélules à base d'écorce réduite en poudre. Suivre les indications de dosage du fabricant, en démarrant à dose modérée pour évaluer la tolérance individuelle. Privilégier des produits d'origine sud-américaine, issus de l'agriculture biologique et contrôlés en laboratoire.
Oui : elle peut interagir avec les anticoagulants/antiagrégants (risque de saignement accru) et avec les traitements immunosuppresseurs. En cas de traitement chronique, l'avis d'un professionnel de santé est indispensable avant de débuter une cure.