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Les compléments alimentaires font l'objet de nombreuses études de qualité variable. Comment lire les méta-analyses, distinguer les niveaux de preuve, repérer les conflits d'intérêt ? Cet article propose un regard éclairé sur la recherche scientifique en supplémentation.
D'après une étude réalisée pour Natura Force sur un panel représentatif de 1018 français égés de 18 ans et plus, du 21 au 23 juin 2020.
Suite à la crise sanitaire de 2020 et une évolution ressentie au cours de ces dernières années, de manière directe ou indirecte, sur les comportements de la population française, au sujet de leur bien être, de leur alimentation (conventionnelle, vegan, sans gluten, biologique, etc), des compléments alimentaires et de la médecine traditionnelle, nous avons décidé de réaliser une étude afin d'en savoir plus. Les français ressentent ils le besoin de s'immuniser davantage et si oui comment s'y prennent ils à Comment la consommation de compléments alimentaires et perception de la médecine douce a évolué, vis à vis de la médecine dite conventionnelle (automédication, consommation de médicaments, etc) à Cette dernière pourrait elle laisser une place plus importante aux alternatives plus "naturelles" dans les années à venir à Et enfin, quelle est la vision des français au sujet de la médecine douce pour les années à venir à Découvrez les réponses à ce sondage et notre analyse.
Cette étude nous a permis de mieux connaitre de manière précise les différents comportements et les points de vue des français au cours de ces dernières années et depuis la dernière crise sanitaire vis à vis de leur mode d'alimentation et des compléments alimentaires. Découvrez les résultats de cette étude réalisée en juin 2020 avec l'IFOP en fonction des questions posées.
L'immunité est l'une des préoccupations première dont il a beaucoup été question lors de la crise sanitaire. L'enjeu de cette question était donc de savoir si oui ou non les français ressentaient le besoin de la renforcer et, si oui, comment.
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Nous avons pu relever à travers ce sondage, non pas une baisse mais une consommation stable (+12% contre -10%) en ce qui concerne les produits issus de la médecine traditionnelle, tandis que le stress, l'anxiété et les troubles mentaux augmentent (1), au même titre que les maladies chroniques selon les chiffres de l'OMS (2). Nous pouvons néanmoins constater une augmentation de la consommation des produits issus de la médecine douce (+23% contre -6%).
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Nous constatons donc un changement notable chez les français dans leurs choix lorsqu'il s'agit de renforcer leurs défenses immunitaires et de se soigner. Si la consommation de médicaments a faiblement augmenté et que la confiance en la médecine conventionnelle n'a pas chuté et a même connue une légére hausse, les français ont toutefois nettement augmenté leur consommation de compléments alimentaires et de produits issus de la médecine douce, que ce soit depuis la dernière crise sanitaire ou même avant. Les français sont donc de plus en plus nombreux à faire confiance à la phytothérapie, à l'homéopathie et aux compléments alimentaires dit naturels et pas seulement les femmes, mais également les plus jeunes (18-25 ans) qui semblent avoir pris conscience des nouveaux enjeux de la médecine et davantage préts à favoriser des traitements plus naturels que leurs aénés.
Ces changements de comportements en ce qui concerne la santé et le bien être des français ont induit d'autres changements du cété des laboratoires, de l'industrie pharmaceutique mais aussi de la grande distribution que nous avons pu constater au cours des dernières années. Les fabricants ont dû revoir leurs stratégies afin de s'adapter aux "nouveaux" consommateurs, à la recherche de produits plus naturels, biologiques et d'une médecine tournée davantage vers la nature et moins vers la chimie.
étude Natura Force - Compléments Alimentaires RAPPORT (IFOP) 07.2020
L'etude sur les complements alimentaires apporte une combinaison spécifique de macronutriments et micronutriments dont l'intérêt nutritionnel s'apprécie dans le cadre d'une alimentation globale équilibrée. La densité nutritionnelle (apport en vitamines, minéraux, fibres et composés bioactifs par calorie) constitue un indicateur plus pertinent que les seules calories pour évaluer la qualité d'un aliment. Les recommandations PNNS et ANSES s'appuient sur des données épidémiologiques solides et des consensus d'experts en nutrition.
L'effet d'un aliment dépend rarement d'un seul nutriment isolé : c'est la matrice alimentaire complète qui produit les bénéfices observés sur la santé. Les fibres ralentissent l'absorption des sucres, les antioxydants protègent les acides gras polyinsaturés, les minéraux interagissent avec les vitamines liposolubles. Cette synergie explique pourquoi un complément alimentaire isolé donne souvent des résultats inférieurs à la consommation de l'aliment entier dans son contexte naturel. Privilégier la source plutôt que la pilule reste une règle d'or de la nutrition contemporaine.
Pour intégrer durablement l'etude sur les complements alimentaires au quotidien, identifier 2 ou 3 changements simples plutôt que d'opérer une révolution alimentaire totale qui finit rarement par tenir dans la durée. Préparer les repas à l'avance, varier les sources, accepter les écarts ponctuels et ajuster selon le ressenti permet d'inscrire les nouvelles habitudes dans le temps long. La cohérence sur 6 à 12 mois fait l'efficacité réelle d'une démarche nutritionnelle, pas la perfection ponctuelle d'une semaine isolée.
Vérifier : effectif (>100 idéalement), randomisation, double-aveugle vs placebo, durée (>8 semaines), publié en revue à comité de lecture, conflits d'intérêt déclarés. Les méta-analyses agrègent plusieurs études et offrent une vision plus robuste.
Différences de méthodologie, de populations, de doses, de formes (extraits standardisés ≠ poudre brute), de durée. Un complément peut être efficace dans une étude et pas dans une autre selon ces variables.
Non, c'est une réalité physiologique. Un essai bien conduit compare l'effet du complément + placebo VS placebo seul. C'est l'écart qui est significatif. L'effet placebo seul peut atteindre 20-40 % sur certaines mesures subjectives.
Oui en partie. Les meilleures études déclarent les conflits d'intérêt et sont publiées indépendamment dans des revues à comité de lecture. Les méta-analyses Cochrane offrent une indépendance reconnue. Croiser les sources est essentiel pour se forger une opinion. Méfiance des études uniquement publiées sur les sites des fabricants ou non revues par des pairs : la qualité méthodologique varie énormément.
PubMed, Cochrane, EFSA, ANSES sont des sources fiables. Dans les articles grand public, vérifier que les références citées correspondent aux affirmations. Méfiance sur les sites non sourcés ou aux promesses miraculeuses.