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Cheveux secs, ternes ou qui cassent facilement ? De nombreux shampooings du commerce ne suffisent pas toujours à corriger ces désagréments. Parmi les différents soins naturels utilisés pour prendre soin de ses cheveux, l'huile de coco occupe une place à part : c'est aujourd'hui l'une des huiles végétales les plus utilisées en cosmétique capillaire. Cette huile, le plus souvent originaire des Philippines, fait partie des rares huiles capables de pénétrer partiellement à l'intérieur de la fibre capillaire grâce à sa richesse en acide laurique, plutôt que de rester uniquement en surface comme d'autres corps gras. Voici un panorama de son usage cosmétique sur les cheveux, sans promesse déplacée : l'huile de coco est un soin d'entretien, pas un traitement médical.

L'huile de coco, également appelée huile de coprah, est d'abord recherchée pour son pouvoir hydratant sur les longueurs. Des cheveux secs se dévitalisent plus facilement à l'usage, d'où l'intérêt d'un entretien régulier. Sa richesse en acide laurique, un acide gras à chaîne moyenne, lui permet de nourrir la fibre capillaire en surface et en partie en profondeur, contrairement à des huiles dont les molécules restent cantonnées à la cuticule.
Au-delà de l'hydratation, l'huile de coco apporte des éléments qui participent à l'entretien de la fibre capillaire : elle contient notamment de la vitamine E, de la vitamine K et des traces de fer. Une étude expérimentale publiée dans le Journal of Cosmetic Science a comparé l'huile minérale, l'huile de tournesol et l'huile de coco appliquées avant et après lavage sur des mèches de cheveux : seule l'huile de coco a réduit significativement la perte de protéines de la fibre, un effet attribué à sa capacité à pénétrer la tige capillaire grâce à l'acide laurique(1). C'est une donnée de laboratoire sur la structure du cheveu, pas une promesse de repousse ou un résultat garanti sur cuir chevelu vivant.
Les cheveux sont exposés au quotidien au soleil, à la pollution ou aux frottements du coiffage. Appliquée en film léger sur les longueurs, l'huile de coco peut aider à limiter la déperdition d'humidité et à amortir certaines agressions mécaniques, grâce à sa capacité à former un léger effet gainant sur la fibre.
Pour démêler plus facilement une chevelure emmêlée, il existe des alternatives aux produits chimiques riches en sulfates ou en parabènes que l'on trouve couramment en grande surface. L'huile de coco en fait partie : quelques gouttes sur les doigts ou sur les dents d'un peigne suffisent avant d'entamer le démêlage. Privilégiez pour cet usage un produit 100 % biologique, vierge et non hydrogéné (pressé à froid).
Les cheveux secs ont souvent tendance à frisotter. Une petite quantité d'huile de coco répartie sur les longueurs, en soin ou en fin de routine, peut contribuer à discipliner la fibre et à lui donner un aspect plus doux et lissé, sans nécessiter de passage systématique chez le coiffeur.
Une chevelure terne peut regagner un peu d'éclat grâce à un entretien régulier avec de l'huile de coco, en masque capillaire par exemple. L'effet vient surtout du lissage de la cuticule, qui reflète mieux la lumière lorsqu'elle est bien hydratée.
La décoloration assèche fortement la fibre capillaire. L'huile de coco est souvent utilisée en soin d'appoint par les personnes ayant les cheveux décolorés, pour accompagner l'entretien de longueurs fragilisées au quotidien — en complément, et non en remplacement, d'un soin adapté prescrit par un professionnel si les dommages sont importants.
Les cheveux crépus et bouclés sont naturellement plus sujets à la sécheresse, le sébum du cuir chevelu migrant moins facilement le long de la fibre. C'est pourquoi l'huile de coco est traditionnellement très utilisée comme soin capillaire dans les routines de nombreuses femmes aux cheveux crépus ou bouclés, en hydratation ou en scellage des longueurs.
Des pointes sèches ont tendance à se dédoubler et à casser, obligeant à des coupes régulières. En nourrissant la fibre en surface, l'huile de coco peut aider à limiter cette casse liée à la sécheresse, notamment lors du brossage.

Pour un usage régulier, qu'il s'agisse de lisser ou de démêler, il est conseillé de ne pas trop en appliquer au niveau du cuir chevelu, au risque de graisser cette zone. Mieux vaut concentrer l'application sur les pointes et les longueurs, les zones les plus touchées par la sécheresse et la fragilité.
Pour intégrer l'huile de coco à une routine capillaire, elle peut être utilisée en masque : appliquée sur cheveux secs puis enveloppée dans une serviette chaude, en laissant poser entre trente minutes et une heure (toute une nuit pour les cheveux très secs). Le masque se rince ensuite avec le shampoing habituel.
Il n'est pas rare de mélanger l'huile de coco à du lait de coco pour varier les textures. Parmi les autres huiles intéressantes à alterner, on retrouve l'huile de ricin, l'huile de lin, l'huile d'olive ou l'huile de jojoba, chacune apportant une texture et une composition en acides gras différentes.
L'huile de coco a fait ses preuves comme soin capillaire d'appoint, mais toutes les huiles de coco ne se valent pas : le choix du produit conditionne largement le résultat.
Pour avoir entre les mains un produit de qualité, mieux vaut se pencher sur son origine. Une huile de coco issue de l'agriculture biologique offre une garantie sur l'absence de substances chimiques indésirables dans le produit fini.
Il est également important d'opter pour une huile végétale vierge, de première pression à froid. De nombreux fabricants proposent des huiles largement transformées, un processus qui leur fait perdre une partie de leurs nutriments d'origine. L'huile de coco est, à l'état natif, un produit solide : elle ne devient liquide qu'à partir de 24 °C environ. Un produit liquide en bouteille à température ambiante a donc de fortes chances d'avoir été modifié. On recommande généralement d'acheter l'huile de coco en pot plutôt qu'en bouteille ; sa texture non modifiée se prête d'ailleurs mieux à une application capillaire.
En cas de sécheresse marquée des cheveux, l'huile de coco peut être un soin d'appoint utile à intégrer dans une routine capillaire régulière, en complément d'une bonne hygiène de vie et de soins adaptés au type de cheveux.
Non, aucune donnée scientifique ne montre que l'huile de coco accélère la pousse des cheveux. Son intérêt documenté porte sur la réduction de la perte de protéines de la fibre lors du lavage et du coiffage(1), ce qui limite la casse et donne l'impression de cheveux qui gagnent en longueur simplement parce qu'ils cassent moins.
Une application quotidienne sur les longueurs est possible en petite quantité, mais un usage trop fréquent sur le cuir chevelu peut alourdir les racines et les graisser. Il est préférable de réserver les applications rapprochées aux pointes et longueurs.
Elle est particulièrement adaptée aux cheveux secs, crépus, bouclés ou décolorés. Sur cheveux fins ou naturellement gras, elle peut alourdir la chevelure si elle est appliquée trop près des racines ou en trop grande quantité.
Cela dépend de l'usage : en soin avant-shampoing ou en masque, elle se rince avec un shampoing habituel. En petite quantité sur les pointes comme soin sans rinçage, elle peut rester en place.
Privilégier une huile biologique, vierge et non hydrogénée (première pression à froid), vendue en pot plutôt qu'en bouteille : à température ambiante, l'huile de coco non modifiée reste solide en dessous de 24 °C environ.