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Utilisé depuis des millénaires pour accompagner les troubles de l’humeur, le millepertuis est une plante que l’on conseille souvent pour soutenir face à la dépression. Voici ce qu’il faut savoir sur le millepertuis et la dépression.
La dépression, que l’on peut aussi appeler « trouble dépressif » ou « dépression nerveuse » est une maladie psychique assez fréquente. Elle ne désigne pas un simple coup de tristesse ou déprime passagère, mais une véritable maladie. La dépression se manifeste par des troubles de l’humeur et perturbe la vie quotidienne de façon considérable. Sa survenue peut être liée à de nombreux facteurs psychologiques, environnementaux et biologiques.
La dépression se caractérise par des perturbations importantes de l’humeur, telles que la perte de plaisir ou la tristesse. L’humeur dépressive peut aussi générer une vision pessimiste de soi et du monde. Généralement, elle dure plusieurs semaines et peut avoir des conséquences visibles sur le quotidien : troubles de l’appétit, perte du sommeil, baisse du désir sexuel, isolement, perte des performances intellectuelles…
Depuis plusieurs milliers d’années, le millepertuis s’utilise dans le traitement de la mélancolie, du stress, de l’anxiété et des troubles de l’humeur. Au Moyen- ge, cette plante servait essentiellement à lutter contre les troubles psychologiques et la dépression. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Avant de vous parler du millepertuis, nous tenons à vous rappeler qu’un avis médical est vivement recommandé dans le cadre d’une dépression, et dans le traitement de celle-ci. Parlez-en à votre médecin.

Les effets du millepertuis sur la sphère émotionnelle s’expliquent par sa composition naturellement riche en antioxydants (flavonoïdes) et principes actifs. Cette plante présente une très forte concentration de principes actifs tels que des acides-phénols, des pigments rouges et des bioflavonoïdes. La plante contient également de la mélatonine (hormone du sommeil), des tanins, des composés phénoliques et des xanthones. Enfin, les proanthocyanidols entrent aussi dans sa composition. Cet ensemble d’éléments agit en synergie et s’allient pour faire du millepertuis l’une des plantes les plus efficaces pour l’humeur.
Les effets du millepertuis sur la dépression et les troubles affectifs légers sont aujourd’hui reconnus par les études scientifiques (1). La plante peut aussi être utilisée pour le stress, l’anxiété et les migraines (2). Il faut savoir qu’à l’Antiquité, le millepertuis permettait de lutter contre les mauvaises pensées, la mélancolie et les divers troubles du comportement. Cela fait donc très longtemps que les vertus antistress du millepertuis sont connues de l’homme. Les effets de la plante portent sur toute la sphère émotionnelle. Nos ancêtres l’utilisaient jadis pour accompagner le trouble affectif saisonnier, en plus de l’agitation nerveuse et les troubles psychosomatiques (3).
De tout temps, le millepertuis a été utilisé pour accompagner la dépression, quel que soit son niveau de gravité : dépression légère, modérée ou sévère (4). Cette plante contient des flavonoïdes, qui s’avèrent être des antioxydants naturels très puissants. Lorsqu’ils se répandent dans le sang, ils agissent de façon bénéfique sur le système nerveux. Pour être tout à fait précis, les antioxydants agissent sur les récepteurs à l’origine des envois de signaux. Dans le millepertuis, on trouve de l’hypéricine, un flavonoïde majeur qui inhibe la monoamine-oxydase. Cet élément bloque l’activation des neurotransmetteurs de la classe des monoamines : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Cette molécule est donc néfaste pour la régulation de l’humeur et peut favoriser les états dépressifs (ainsi que la dépression).
Les composants du millepertuis agissent sur les symptômes de la dépression (5). Les états dépressifs, la dépression légère, sévère ou modérée et l’ensemble des symptômes que l’on peut y associer peuvent être traités avec cette plante millénaire. En règle générale, les personnes qui traitent leur dépression avec du millepertuis commencent à en ressentir les effets bénéfiques au bout de plusieurs semaines. La plante sert également à traiter l’état dépressif qui accompagne souvent la ménopause. La consultation d’un professionnel de santé reste nécessaire pour poser un diagnostic et adapter le traitement. Ne tentez pas l’automédication.

Le sommeil est un facteur d’influence de la dépression. Un manque de sommeil, ou du repos de mauvaise qualité peuvent affecter l’humeur et favoriser l’apparition de la dépression. Améliorer son sommeil est une piste à explorer pour lutter efficacement contre les troubles de l’humeur et la dépression nerveuse. Le millepertuis fait partie des plantes connues pour ses vertus sur le repos et le sommeil. Il nous aide à lutter contre les insomnies ainsi que le sommeil agité ou entrecoupé. Les flavonoïdes qu’il renferme ont des effets sur la dopamine et d’autres neurotransmetteurs. Ces derniers nous aident à retrouver un sommeil réparateur. Le millepertuis est aussi connu pour sa teneur en mélatonine, qui correspond à l’hormone du sommeil (6). Il favorise donc l’endormissement et le sommeil profond. Enfin, en luttant contre le stress, le millepertuis aide à éliminer une source courante d’insomnie et de troubles du sommeil.
Si vous vous sentez mal, et que vous pensez être atteint(e) de dépression ou d’un trouble, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous écouter ou vous orienter vers un spécialiste qui saura vous aider. Le millepertuis ne s’adapte pas à tout le monde, ce qui rend la consultation médicale d’autant plus importante. Il existe des contre-indications liées à son utilisation.
À l’heure actuelle, les données scientifiques ne suffisent pas à garantir l’innocuité de la plante. Par conséquent, le millepertuis est à éviter des femmes enceintes et allaitantes. Dans ces deux cas, un avis médical est indispensable avant chaque nouvelle cure de plantes. Il en est de même pour les jeunes enfants et les enfants. Il existe d’autres contre-indications liées à des maladies et pathologies spécifiques : maladie d’Alzheimer, schizophrénie, troubles bipolaires, etc.
Les médicaments couramment employés contre la dépression peuvent entraîner des effets secondaires importants. Le recours au millepertuis peut aider aux éviter. Cependant, dans de rares cas, celui-ci aussi a entraîné l’apparition d’effets indésirables (rares) comme des allergies et des troubles digestifs légers.
Combiner plusieurs leviers donne des résultats plus durables qu'une approche unique.
| Levier | Effet ciblé | Posologie / fréquence |
|---|---|---|
| Magnésium | Anti-stress de fond, sommeil | 300-400 mg/j |
| Rhodiola | Adaptogène, anti-fatigue | 300-600 mg/j matin |
| Ashwagandha | Anxiolytique léger, sommeil | 300-600 mg/j soir |
| Mélisse, valériane, passiflore | Sommeil, anxiété légère | Selon plante |
| L-théanine | Détente sans somnolence | 100-400 mg/j |
| Mélatonine | Endormissement | 0,5-2 mg 30 min avant coucher |
| Cohérence cardiaque | Régulation HRV, stress | 3 × 5 min par jour |
| Méditation pleine conscience | Anxiété, ruminations | 10-20 min/j |
L'association traitée dans cet article repose sur des effets synergiques documentés ou sur des usages traditionnels reconnus. La complémentarité des actifs peut renforcer l'effet recherché par rapport à une prise séparée. Les détails sont développés dans le corps de l'article.
Les proportions recommandées sont précisées dans les sections de l'article. Suivre les indications du fabricant en première intention, en respectant les ratios les mieux étudiés. Démarrer à dose modérée pour évaluer la tolérance combinée avant d'ajuster.
Chaque ingrédient présente ses propres contre-indications, qui s'additionnent en cas d'association. Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les personnes sous traitement chronique et les terrains allergiques doivent demander un avis médical préalable avant toute cure combinée.
Les premiers effets ressentis apparaissent généralement entre 3 et 6 semaines de prise régulière. Les bénéfices structurels s'évaluent sur 8 à 12 semaines. Tenir un journal simple permet d'objectiver les évolutions et de discerner l'effet de l'association.
Une cure standard se déroule sur 8 à 12 semaines, suivie d'une pause de 2 à 4 semaines avant éventuelle reprise. Cette alternance prévient l'accoutumance et permet de réévaluer l'intérêt de la combinaison. Pour un usage prolongé, un suivi médical avec bilan biologique est recommandé.