Gingembre et poivre, attention danger

Le poivre noir et la pipérine qu’il contient seraient capables d’améliorer la perméabilité des intestins, et de démultiplier les effets curatifs du gingembre. Et d’améliorer l’absorption des principes actifs du gingembre, entre autres plantes. Il existe d’ailleurs des gélules contenant du gingembre et du poivre noir, qui permettent de profiter des bienfaits de cette synergie. Ces gélules sont riches en principes actifs bienfaiteurs : gingérol, pipérine, antioxydants naturels… Ce sont d’ailleurs d’excellents anti-inflammatoires naturels (1) (2). De plus, ces deux aliments peuvent aussi s’associer dans un lait d’or gorgé de principes actifs et potentiellement très bénéfique pour l’organisme, ainsi que dans des produits commercialisés (capsules, infusions, extraits…). Dans l’idéal, ces deux aliments sont à associer dans le cadre d’une cure progressive, raisonnable, et limitée dans le temps. Entre deux cures, respectez des temps de pause importants, d’une ou deux semaines par exemple. 

gingembre et poivre

Les dangers de l’association gingembre-poivre

Le gingembre peut avoir des effets indésirables, et même néfastes lorsqu’il s’associe au poivre. Car si ces deux aliments peuvent être bénéfiques consommés ensemble ou séparément, ils ne font pas toujours bon ménage. En particulier si leur consommation n’est pas raisonnable.

Dangereux pour l’estomac

La pipérine est une substance active présente dans le poivre. Les personnes qui sont sujettes aux hémorroïdes et aux ulcères de l’estomac ne doivent pas en consommer. En effet, le poivre peut irriter la paroi intestinale et aggraver les troubles digestifs existants, tels que la gastrite et les inflammations des muqueuses de l’estomac. Si vous souhaitez utiliser le poivre et le gingembre pour traiter des troubles digestifs, il est préférable de solliciter un avis médical. De plus, il faut également éviter de le consommer en trop grandes quantités. Une association de gingembre et de poivre consommée en quantités trop importantes peut avoir des effets néfastes sur l’estomac et la santé digestive. 

Augmente la perméabilité intestinale

La pipérine que l’on retrouve dans la composition du poivre est irritante pour les muqueuses. Elle peut aussi entraîner des irritations et des réactions au sein du système digestif, notamment lorsqu’on l’ingère avec d’autres compléments alimentaires puissants. On sait que le poivre a pour effet d’augmenter la perméabilité intestinale, ce qui peut être un avantage dans bien des cas, notamment lorsqu’on souhaite améliorer l’assimilation de certains nutriments par l’organisme. Mais il faut s’assurer de ne pas souffrir ou aggraver une hyperperméabilité intestinale, dans ce cas. En effet, l’hyperperméabilité des intestins peut être à l’origine de maladies diverses et potentiellement graves. 

gingembre et poivre

Les effets indésirables du gingembre 

Associer deux plantes implique aussi d’associer leurs potentiels effets indésirables. Et le gingembre en possède quelques-uns. Même s’il se trouve sur la liste des aliments « généralement reconnus comme sûrs » par la FDA. Ses effets indésirables se manifestent généralement lorsqu’on le consomme en quantités importantes, tout comme le poivre. En cas de surdosage, il est possible de voir apparaître des maux et des brûlures d’estomac. Mais aussi des ballonnements, des gaz, des nausées, de la diarrhée. Comme le poivre, le gingembre peut avoir des effets néfastes sur le système digestif, notamment si on le consomme en trop grandes quantités. Sachez que le poivre présente des effets secondaires similaires en cas de surdosage. Il faut donc être prudent(e) lorsqu’on les associe dans le cadre d’une cure préventive ou curative. 

Gingembre et poivre : que faut-il retenir ? 

Le gingembre et le poivre sont deux aliments qui peuvent s’avérer bénéfiques contre les troubles digestifs courants, à condition de les utiliser à bon escient. Pour cela, il est important de se référer à un avis médical et de trouver une posologie adaptée à ses besoins à l’aide de professionnels de santé. Encore une fois, ce ne sont pas les aliments qui représentent un réel risque, mais notre façon de les consommer.